Plus de 233 000 verbalisations relatives au stationnement gênant ont été enregistrées à Paris du 1er janvier au 21 août 2019 selon le JDD. Ce chiffre dénote une hausse considérable de 170 % par rapport à la même période en 2018. La mairie de la ville explique ces mesures par un besoin d’appliquer la loi.

Les huit premiers mois de l’année 2019 ont été marqués par une hausse significative des verbalisations à l’encontre des motos et scooters à Paris. Une augmentation que les autorités locales expliquent par leur volonté de remettre de l’ordre dans la ville.

En effet, selon elles, les conducteurs de deux-roues ont bénéficié d’une grande liberté ces dernières années, entraînant parfois le non-respect des réglementations en vigueur.

Le stationnement gênant, la circulation dans des pistes cyclables ou dans des couloirs se trouvent ainsi parmi les infractions contrôlées et sanctionnées ces derniers mois. La première détient toutefois le plus grand nombre de verbalisations.

Une préparation pour un stationnement payant ?

Les mesures prises par les autorités parisiennes n'ont pas manqué de susciter de vives réactions, de la part les conducteurs de deux-roues notamment, les principaux concernés. Ces dispositions soulèvent d’autant plus de controverses que la mairie de la ville envisagerait de mettre en place un stationnement payant.


Pour l’heure, le stationnement sur des places dédiées reste gratuit. Mais d’après les informations publiées par Le Figaro, il risque de devenir payant, à hauteur de 1 euro par quart d’heure dans les zones périphériques, et 1,50 euro dans le centre de Paris. Au-delà de 11 heures de stationnement, le tarif passe à 2 euros par quart d’heure supplémentaire en périphérie et à 3 euros dans le centre.

Les contrôles menés ces derniers mois pourraient donc être une manière de préparer les conducteurs à ce stationnement payant. Les autorités se montrent effectivement strictes. Le stationnement gênant n’est d’ailleurs pas la seule infraction relevée à Paris.

Entre le 1er janvier et le 31 août 2019, les autorités ont également dressé plus de 39 000 procès-verbaux pour des infractions telles que la circulation dans des couloirs destinés aux bus ou sur des pistes cyclables.

Des places de parking insuffisantes

Bien entendu, ces mesures sont loin d’avoir fait l’unanimité chez les conducteurs de deux-roues, en particulier celle qui concerne le stationnement. Ceux-ci attirent notamment l’attention sur le manque de place de stationnement auquel ils sont confrontés.

D’autant qu’ils n’ont pas d’autres choix que de laisser leur moto ou leur scooter à un endroit qu’ils jugent sécurisé pour éviter un vol. Bien qu’une assurance deux roues ait été souscrite pour couvrir ce type d’incident, ils sont ainsi tenus de rester vigilants.


Les places de stationnement disponibles sont estimées à environ 30 000 à 50 000. Or, plus de 150 000 véhicules ont donc besoin d’un parking. D’après les conducteurs de deux-roues motorisés, les alternatives sont quelque peu limitées.

Mais en attendant de trouver une solution, les autorités maintiennent les contrôles et les verbalisations pour tout stationnement jugé gênant. S’étant appliquées à faire respecter la loi, elles ont dressé plus de 233 000 procès-verbaux pour ce type d’infraction de janvier à août 2019.

En guise de comparaison, 86 000 verbalisations pour stationnement gênant ont été comptabilisées sur la même période en 2018 et 115 000 sur l’ensemble de l’année.