En raison de l’absence de transports en commun due à la grève, les Parisiens ont dû se rabattre sur d’autres moyens de locomotion, comme les scooters, les vélos et les trottinettes, pour se rendre à leur lieu de travail. Cette situation a conduit à une progression de +40 % des accidents de deux-roues, selon les chiffres fournis par la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.

Un bond de +40 %

À cause des manifestations, les pompiers ont reçu plus que d’habitude des appels d’urgence pour des accidents de la circulation à Paris.

« Le nombre d’interventions que nous avons effectuées a augmenté de 40 %. Cela concerne souvent des utilisateurs qui ont perdu le contrôle de leur engin, qui ont renversé des piétons ou qui sont entrés en collision avec un automobiliste »,

explique le lieutenant-colonel Gabriel Plus de la brigade des sapeurs-pompiers de la capitale.

Plus précisément, les pompiers se sont occupés de 600 cas entre le 5 et le 14 décembre contre 450 sur la même période en 2018.


Heureusement, aucun cas décès n’a été recensé pour le moment. Il s’agit essentiellement de traumatismes plus ou moins importants résultants des chocs.

Pour rappel, l’assurance moto est obligatoire pour couvrir les éventuels sinistres.

Des usagers inexpérimentés et mal équipés

La densité du trafic et les conditions difficiles de la circulation ont certainement déstabilisé les usagers qui connaissent peu le Code de la route. Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, pointe du doigt aussi leur manque d’expérience. Il explique que

« Les premières utilisations sont les plus risquées puisque les conducteurs tâtonnent encore ».

Par ailleurs, le lieutenant-colonel Gabriel Plus rappelle l’importance pour les utilisateurs de deux-roues de bien s’équiper afin d’échapper au pire. Ainsi, le port d’un casque est capital.

De même, l’usager doit se familiariser avec le trajet pour ne pas s’arrêter fréquemment sur le bord de la chaussée.

Pour le cas des cyclistes, en plus d’être munis d’un gilet ou de bandes réfléchissantes pour être bien visibles, ils doivent aussi rouler avec des lumières la nuit.

Enfin, le conducteur de deux-roues doit à tout prix éviter de circuler avec des écouteurs aux oreilles pour être plus vigilant aux avertisseurs sonores et aux piétons.