Selon le baromètre 2019, les nuisances sonores comptent parmi les principales raisons qui peuvent pousser une personne à changer de logement dans la capitale française. La conseillère chargée de l’environnement à la mairie de Paris, Aurélie Solans, confirme que les personnes qui s’en plaignent sont nombreuses. C’est la raison pour laquelle la municipalité a décidé de combattre la pollution sonore.

Aurélie Solans, qui s’occupe des questions environnementales à la marie de Paris en tant que conseillère, opine que les bruits particulièrement forts constituent un problème relevant de la santé publique. Elle précise que les véhicules ne sont pas supposés émettre plus de 53 décibels au cours de la journée, conformément aux recommandations de l’OMS.

Ainsi, la ville a mis en place des mesures à l’encontre des motos dont les émissions sonores excèdent 80 décibels. Désormais, les motards et les scootéristes trop bruyants sont verbalisés par les agents de la circulation. Ces derniers se servent d’un sonomètre.

Des équipes formées et des supports antibruit pour lutter contre la pollution sonore

Paris aspire à devenir une zone d’expérimentation des radars « Méduse ». Ces dispositifs antibruit comportent des capteurs visant à évaluer le niveau sonore. Ils sont aussi équipés de microphones permettant d’identifier l’origine du bruit. En outre, ils sont dotés de caméras.


Testé à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne) l’an passé, ce radar trouve son intérêt dans la verbalisation automatique des motards trop bruyants. Jusque-là, 147 conducteurs de deux-roues ont été verbalisés, comme le relaye BFMTV.

40 agents de police ont été spécialement formés pour se mettre à l’œuvre depuis le mois de septembre dernier. Celui qui est responsable de la brigade parisienne avance que son équipe peut intervenir dans d’autres mairies en plus de faire la ronde dans la capitale.

Des pénalités à la hauteur des effets néfastes pour la santé ?

Il arrive que certains conducteurs de moto se débarrassent de la chicane. Pourtant, cet élément sert à diminuer les émissions sonores du véhicule. Si le sonomètre relève un bruit dépassant le seuil admis, les contrevenants, qu’ils soient munis ou non d’une assurance deux roues, encourent une amende de 180 euros au moins.

Dans la mesure où les deux pots d’échappement qui équipent certains véhicules ont été truqués, la sanction pécuniaire peut doubler.

Dans tous les cas, les conducteurs ayant fait l’objet d’une verbalisation sont tenus d’effectuer les remplacements ou les réparations nécessaires.

Toujours est-il que la pollution sonore a des conséquences néfastes sur l’état de santé des habitants. Elle peut notamment provoquer des troubles du sommeil et du sommeil ainsi que des pathologies cardiovasculaires. Chez les enfants, le bruit peut être à l’origine de retard de développement cognitif. Plusieurs études en attestent.