Alors qu’un nouveau cadre règlementaire a été instauré pour limiter la circulation des voitures polluantes à Barcelone à compter du 1er janvier 2020, une autre solution de mobilité est encouragée. La municipalité veut promouvoir le déploiement de modes de transport partagés et respectueux de l’environnement. Outre les voitures électrifiées, les deux-roues ne sont pas en reste.

Parce que la circulation est particulièrement dense dans la capitale catalane, les habitants s’intéressent progressivement aux motos. En plus d’être faciles à garer, elles permettent par exemple de se frayer un chemin dans les embouteillages.

En même temps, l’utilisation collaborative de scooters se démocratise à Barcelone, d’autant plus que le fait de se garer peut se révéler être onéreux.

C’est ainsi que la municipalité décide de réguler la pratique de cette nouvelle activité en mettant en place un code de bonne conduite à destination des usagers. Quant aux prestataires de services de « moto sharing », ils doivent également répondre à certaines exigences.


Un service des plus règlementés

Parmi les nombreuses règles auxquelles les enseignes de services de scooters doivent se plier figure la détention obligatoire d’une licence de trois ans. Le document (qui doit concerner chaque scooter) ne peut être cédé ni transféré.

Elles sont aussi tenues de verser une taxe de 71,51 euros par véhicule tous les ans. Le volume de motos partagées qui devront rouler dans l’agglomération l’an prochain est estimé à 6 958 unités au plus.

En outre, les prestataires de service sont tenus de ne pas déployer plus de la moitié de leur parc dans le centre-ville pendant deux heures maximum. Par ailleurs, ils disposent de 24 heures pour déplacer les motos mal garées. Ils ont justement la possibilité de géolocaliser l’emplacement de leur deux-roues en temps réel.

Un code de conduite à respecter

La mairie veille à ce que les adeptes du partage de moto respectent le code de bonne conduite que les loueurs professionnels leur ont communiqué. Par exemple, le titulaire du compte créé auprès du prestataire doit être l’unique consommateur du service.

Comme avec les voitures, le niveau d’alcool présent dans le sang du conducteur ne doit pas dépasser la norme autorisée. La conduite imprudente ou en état d’ivresse peut d’ailleurs inciter les assureurs à résilier le contrat d’assurance moto. Le véhicule en question ne doit pas non plus être employé pour commettre un délit.

En cas de non-respect de ces obligations, l’usager peut être exclu par l’opérateur. Mais pour profiter de ce service de partage, encore faut-il télécharger l’application dédiée. Elle permettra non seulement de réserver une moto mais encore de localiser le véhicule qui peut être démarré sans clé.