D’après une étude récente, rouler en trottinette électrique n’est pas plus dangereux qu’en vélo. Les risques d’accidents mortels sont presque les mêmes. La grande affluence des nouveaux engins de micromobilité dans les villes et les accidents inévitables qu’ils occasionnent sont au cœur des débats ces dernières années. Il semblerait que la sécurité des usagers dépend en grande partie de l’existence d’infrastructures cyclables et de la bonne conduite des automobilistes.

Des infrastructures à multiplier

ITF, une organisation comptant soixante pays membres, a exposé les résultats de son étude il y a quelques jours. Ils lèvent le voile sur le degré de dangerosité de ces nouveaux modes de transport (trottinettes, skates, gyropodes, draisiennes, gyroroues…).

Le constat est sans équivoque : les risques d’accidents mortels liés à la trottinette ne sont pas plus importants que ceux du vélo.

Toutefois, les auteurs rappellent que

Les cas d’hospitalisation relatifs à des accidents impliquant des trottinettes électriques sont plus nombreux.

Il est donc nécessaire de faire des investigations un peu plus poussées.

Selon toujours ces derniers,

Les voitures sont responsables des trois quarts des accidents mortels qui concernent les conducteurs de vélos et trottinettes.

Au lieu d’incriminer ces nouveaux engins, ils penchent plutôt pour

La recherche d’alternatives afin de minimiser les risques pour les utilisateurs les plus fragiles.

En se basant sur le cas des vélos, Alexandre Santacreu, l'auteur principal du rapport, souligne que

Le risque d’accident est moindre lorsqu’il existe des infrastructures indépendantes dédiées et quand le flux de circulation automobile est moins dense.

Il relève également l’importance de

Lutter contre les facteurs d’accidents mortels, comme les excès de vitesse, les distractions au volant, la consommation d’alcool ou de drogue ».

Les auteurs insistent par ailleurs sur les avantages d’innover ces nouveaux moyens de transport par l’intégration de roues plus grosses ou du geofencing, une technologie qui réduit automatiquement la vitesse des trottinettes quand elles pénètrent dans une zone risquée.


Dans tous les cas, cela n’exclut pas la nécessité d’un comportement plus responsable des utilisateurs qui doivent se munir des équipements requis (casque…) et d’une assurance deux-roues adaptée.

Alternance avec les transports publics

Les auteurs de l’étude classent les engins de micromobilité en trois catégories et qualifient de vertueux ceux roulant à une vitesse maximum autorisée de 25 km/h et pesant moins de 35 kilos (dont le vélo). Se retrouvant dans la première catégorie, ces derniers pourraient contribuer à la sécurité routière avec la baisse de la circulation des véhicules et motos en ville.

Leur usage massif favoriserait l’attrait des usagers pour les transports en commun et inciterait les autorités à accélérer la mise en place d’un réseau de pistes cyclables fiable et connecté.