En raison des nombreuses restrictions limitant l’usage des voitures en ville, de nombreux citadins sont à la recherche d’une solution de mobilité alternative, moins coûteuse et plus rapide. Sans surprise, ils se tournent de plus en plus vers les scooters 50 cc dont les ventes sont en constante augmentation. Si ce type de deux-roues est autant prisé, c’est surtout en raison de sa faible consommation, et du fait qu’il est plus rapide que le bus, plus abordable que la voiture sans permis et moins dangereux que le vélo.

Pouvoir circuler sans permis : son principal atout

Le scooter 50 cc est le mode de déplacement idéal pour les adolescents. Il faut cependant prévoir un budget de 1 700 euros pour s'offrir les modèles en vogue comme la Kymco Agility ou la Peugeot Kisbee.

Mais son coût ne devrait pas être rédhibitoire si l'on prend en compte son principal atout qu'est la possibilité de l'utiliser sans permis de conduire (à partir de 14 ans). Toutefois, il faut respecter certaines conditions.

  • Les personnes souhaitant circuler avec ce type d'engin, mais qui sont nées après le 1er janvier 1988, doivent disposer d'une validation des attestations scolaires de sécurité routière (ASSR) dispensées au collège et d'un brevet de sécurité routière (BSR).
  • Ceux qui ont 14 ans révolus doivent être titulaires de la catégorie AM du permis de conduire.
  • En revanche, les motocyclistes nés avant le 31 décembre 1987 peuvent se mettre au guidon de cette « petite cylindrée » avec ou sans permis de conduire.

Quels équipements pour le conducteur ?

Si le design des scooters 50 cc peut désormais rivaliser avec celui des grosses cylindrées, il suffit de faire tourner le moteur pour constater la différence. Ses performances sont grandement limitées. Les conducteurs sont parfois tentés de se lancer dans le débridage pour augmenter la puissance et la vitesse de pointe du deux-roues. Mais cette pratique est déconseillée pour des raisons de sécurité. D'ailleurs, les scooters débridés ne sont pas pris en charge par les assurance scooter en cas d'accident. Hormis le risque d'immobilisation, voire la confiscation de l'engin pour non-conformité, le conducteur est susceptible de payer des amendes de 68 euros pour le bruit et de 135 euros pour la non-conformité.

Le pilote doit être bien équipé pour rouler en toute sécurité. Un casque jet ou intégral, des gants homologués ainsi que des vêtements spécifiques figurent parmi les équipements incontournables. Autre accessoire à ne pas négliger : l'antivol conforme à la norme SRA et validé par les assureurs.