Pour renforcer la sécurité des motards face à la puissance grandissante des engins et à la modernisation des configurations des routes, la réglementation française sur les casques de moto a été mise à jour. À partir du 1er juillet, la norme ECE 22.06 se substituera à l’ancienne homologation ECE 22.05 applicable depuis 15 ans. Cette nouvelle législation implique des expérimentations et un renforcement des contrôles de sécurité sur ces équipements, une situation qui, à coup sûr, va entrainer une hausse des prix.

Ce qui change pour les fabricants

Dans une dizaine de jours, les fabricants de casques pour motards devront faire en sorte que leurs produits soient conformes à la norme ECE 22.06.

Les règles restent inchangées en ce qui concerne les informations devant être visibles sur chaque article. Il s'agit notamment :

  • de l'étiquette blanche affichant la lettre E (pour Europe),
  • du numéro du pays où l'homologation a été octroyée,
  • des quatre bandes réfléchissantes placées sur le devant, à l'arrière du casque, sur le flanc gauche et droite.

Les principales innovations concernent le niveau de résistance aux chocs. Si les équipements répondant à la norme actuelle résistent à la projection de deux enclumes lancées à 27 km/h sur 6 points d'impact, les nouveaux modèles doivent être éprouvés sur 18 points d'impact et subiront obligatoirement 3 essais d'impact à des vitesses différentes. Les casques devront ainsi « tenir bon » face à des enclumes envoyées à 215 km/h au lieu de 27 km/h.

Par ailleurs, la visière sera soumise à des tests plus poussés et devra être dotée d'un capteur d'abrasion, ce qui n'était pas le cas auparavant.

Pour rappel, porter un casque homologué est obligatoire pour être pris en charge par l'assurance moto en cas d'accident.


À quoi les motards doivent-ils s'attendre ?

D'après Eric Thiollier, président de la « Fédération française des motards en colère »,

Cette évolution réglementaire est pour le moment suffisante pour optimiser la sécurité des utilisateurs de deux-roues motorisés.

En effet, il a fallu trouver un compromis pour pouvoir produire des casques technologiquement assez aboutis, et vendus à des prix accessibles.

Quoi qu'il en soit, les motards doivent s'attendre à payer plus cher cet équipement de protection. Selon les explications d'Eric Thiollier,

Une éventuelle hausse des coûts d'homologation se répercutera forcément sur les prix de vente.

Les motards qui possèdent encore des casques homologués à la norme actuelle pourront toutefois continuer à s'en servir,

Des modèles qui devraient d'ailleurs être disponibles à la vente jusqu'au 1er janvier 2024.