Un décret paru dans le Journal officiel de novembre 2020 autorise les véhicules à très faibles émissions, dont les scooters et les motos électriques, à rouler dans les couloirs de bus au même titre que les taxis. Cependant l’application de cette mesure est laissée à l’appréciation des autorités locales. À Paris, la mairie n’a toujours pas fait part de sa décision sur le sujet.

En attente des décisions locales

Le dispositif a pour but de fluidifier le trafic. Toutefois, il reste très peu probable que la municipalité parisienne soit favorable à ces nouvelles conditions de circulation.

L'un des adjoints de la maire préconise la prudence. D'après lui, l'application de la mesure peut représenter un danger pour les cyclistes et risque de ralentir les bus et les taxis.

D'autres points de vue font cependant part d'un grand optimisme quant à cette disposition. Pour ces derniers, l'ouverture de ces voies aux deux et trois roues motorisés pourrait contribuer à désengorger les voies principales. Mais selon un responsable au sein de la mairie, la question n'a pas encore été abordée.


Des avis partagés pour les usagers

Les avis sur le sujet recueillis auprès des usagers sont très disparates. Les uns sont particulièrement favorables à cette solution parce que ces voies sont souvent vides et en ouvrir l'accès aux utilisateurs de motos et scooters électriques permettrait à ces derniers d'éviter les bouchons aux heures de pointe.

D'autres sont plus pessimistes et considèrent cette solution comme un facteur qui peut accroître les risques d'accident et bloquer tout ou partie du couloir de bus en cas d'accident.

À noter que les deux et trois roues électriques doivent aussi avoir une assurance moto adaptée pour circuler légalement.

Une gêne pour les taxis

Du côté des taxis, cette nouvelle n'est pas bien accueillie. Certains chauffeurs pensent que la présence des scooters et des motos va gêner les habitués de cette voie. Leur entrée sur cette route va inévitablement mettre un frein au trafic.

Mais les professionnels du secteur espèrent que cette disposition soit validée dans la mesure où elle pourrait faciliter la transition électrique dans la capitale.

La mairie de Paris va discuter du sujet, mais il y a très peu de chances pour qu'elle donne son feu vert pour la mise en œuvre de ce décret. En revanche, elle est favorable au stationnement payant des deux-roues motorisés.