Les Américains ont toujours entretenu une relation privilégiée avec leur chien. Dans de nombreux foyers, ce compagnon à quatre pattes est même considéré comme un membre à part entière de la famille. Néanmoins, l’ère numérique est de nature à bousculer cette tendance. L’affection de nombreux propriétaires se trouve alors refroidie par l’addiction aux smartphones.

Les résultats d'une enquête parue le 10 septembre 2020 annoncent un avenir radieux pour l'assurance chien. En effet, 72 % des propriétaires se disent prêts à annuler un rendez-vous afin de passer davantage de temps avec leur animal domestique.

Cette tendance ne se vérifie toutefois pas sur le sol américain, à en croire une autre étude relayée par le magazine People. Menée par SimpleTexting (opérateur SMS en ligne), elle révèle un désintérêt certain pour les chiens. L'explication trouve son origine dans l'ère numérique et du monde hyperconnecté. À l'heure actuelle, de nombreux Américains sont tellement pris par leurs smartphones qu'ils délaissent leur chien.


Les Américains sont de moins en moins attachés à leurs chiens

L'étude SimpleTexting a permis de se faire une idée sur les activités et intérêts des Américains. Menée auprès de 1 000 participants, elle fournit surtout de nouveaux éléments sur l'addiction aux smartphones. Il semble que cette tendance ternisse le rapport des Américains à leurs chiens.

Dans le détail, les sondés ont été interrogés sur les sacrifices qu'ils sont prêts à faire pour passer plus de temps sur leurs smartphones. Quelque 40 % ont affirmé être capables d'abandonner leur chien pendant un mois entier. Pour la même durée, 44 % sont à même de se priver de leur compagnon amoureux.

Quoi qu'il en soit, une enquête Pooch Perks (réalisée auprès de 1 000 propriétaires de chiens) dessine une autre tendance. Elle révèle notamment que 20 % des maîtres ont davantage confiance en leur chien qu'en leur conjoint.

Introduction à la nomophobie

L'addiction aux smartphones est connue sous le nom de « nomophobie ». Ce mot a été inventé par les chercheurs de YouGov (société d'étude de marché). Ils l'ont développé dans leur rapport en date de 2008 et adressé aux services postaux britanniques. En 2018, le comité du Dictionnaire en ligne de Cambridge lui a décerné le titre de Mot de l'année. Il se révèle d'ailleurs de plus en plus récurrent dans la presse outre-Manche.


Selon les chercheurs de YouGov, le nomophobe ressent une peur excessive en étant privé de son smartphone. Il se reconnaît facilement avec ses yeux rivés en permanence sur son écran, même en pleine rue. Le « patient » semble aussi très actif sur les réseaux sociaux.

Il est alors susceptible d'envoyer jusqu'à 30 messages ou posts par heure. Enfin, l'étude YouGov révèle que 53 % des utilisateurs de smartphones deviennent anxieux quand ils n'ont plus de batterie.