De nombreux pays européens adaptent leur réglementation à la sensibilité de leurs populations par rapport à la cause animale. Dans l’Hexagone, certaines pratiques en matière d’élevage seront bientôt prohibées. Par ailleurs, des dispositions visant à responsabiliser davantage les propriétaires d’animaux domestiques seront mises en place par le gouvernement. Le point sur ce sujet.

La manière dont les animaux destinés à la consommation sont traités par les éleveurs et les abattoirs a fait réagir en France. C'est la raison pour laquelle Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture, a annoncé vouloir interdire certains procédés controversés à l'horizon 2021.

Cette initiative n'est pas la seule qui ravira les associations de protection des animaux. Les propriétaires sont tenus, à compter du premier semestre 2020, de faire identifier leur chat. En effet, les centres d'accueil d'animaux abandonnés par leurs maîtres se remplissent au point de devoir euthanasier certaines bêtes. En revanche, la souscription d'une assurance animaux pour couvrir les soins vétérinaires n'est pas obligatoire.

Les maîtres de chats devront se plier à certaines obligations comme les propriétaires de chiens

De nombreuses personnes veulent posséder un animal sur un coup de tête, sans prendre le temps de comprendre ce qui les attendra. Est-ce l'une des raisons pour lesquelles certains propriétaires se retrouvent dépassés et abandonnent leur chien ou leur chat ? Didier Guillaume déplore cette tendance qui découle d'un choix irréfléchi :

On n'achète pas un chat, un chien, un animal de compagnie comme on achète une glace en passant… Les animaux, il faut les acheter chez des professionnels.

Afin de remédier à ce problème qui cause la saturation des centres de refuge, l'exécutif oblige les maîtres, dès cette année, à faire enregistrer leur animal de compagnie. Si le propriétaire ne se plie pas à cette disposition, il encourra une amende de quatrième classe, soit 135 euros.


Le ministre de l'Agriculture rappelle que 100 000 animaux domestiques sont abandonnés tous les ans en France.

Les éleveurs d'animaux bientôt soumis à certaines interdictions

Conformément aux déclarations de Didier Guillaume, les pratiques suivantes ne seront plus autorisées dans l'Hexagone d'ici 2021 :

  •  Castration à vif des porcelets, comme le recommande l'association de défense des animaux CIWF. 
  •  Broyage des poussins mâles dans les sites dédiés à l'élevage de poules pondeuses. 
  •  Asphyxie au CO2 pour tuer des animaux d'élevage.

Des arrêtés régissant ces interdictions devraient être publiés par le ministère dans les prochaines semaines afin d'inciter les industries à s'y conformer. Ce type de disposition a été déjà appliqué en Suisse comme en Allemagne. L'organisation non gouvernementale internationale CIWF voudrait aussi que des mesures soient prises pour interdire officiellement la commercialisation des œufs de poules élevées dans des cages.