La municipalité de Montréal veut contrôler les naissances indésirables chez les chiens, les chats et les lapins et limiter le nombre d’animaux qui errent dans les rues. Autrement, les centres d’accueil risquent d’être saturés. C’est la raison pour laquelle les propriétaires d’animaux domestiques canadiens doivent désormais faire stériliser leur compagnon à quatre pattes et leur insérer une micropuce. Explications.

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) héberge 5 000 chats et 1 000 chiens. Si les centres de refuge ne peuvent plus en accueillir, il s’ensuivra une hausse du nombre d’animaux euthanasiés à Montréal.

Face à ce constat, les autorités ont rendu le micropuçage obligatoire depuis le 1er janvier dernier. De cette manière, les animaux égarés seront facilement et rapidement retrouvés par leurs maîtres. Cette mesure s’accompagne d’un autre impératif : la stérilisation.

L’objectif étant d’éviter les portées indésirables. Reste à savoir si les frais y afférents seront pris en charge par l’assurance chien et l’assurance chat.

Les tarifs diffèrent selon les organismes mais les sanctions restent les mêmes

À en croire les informations transmises par l’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ), un vétérinaire facture à 70 dollars le micropuçage. Quant à la stérilisation d’un chat, elle coûte entre 219 et 289 dollars en moyenne. Pour un chiot, le tarif oscille entre 328 et 367 dollars.


Au niveau de la SPCA de Montréal, l’intégration d’une micropuce coûte 45 dollars. Si cette somme demeure moins importante que celles prélevées par les cliniques vétérinaires, les campagnes effectuées par les mairies permettent d’obtenir des prix encore plus compétitifs.

Concernant les opérations de stérilisation, les populations vulnérables bénéficient de prestations à moindre coût chez la SPCA. Les prix n’ont toutefois pas été communiqués.

Les propriétaires d’animaux qui ne respectent pas ces obligations encourent une amende minimale de 100 dollars à Laval et de 300 dollars à Montréal.

Protéger les animaux d’éventuelles maladies et rassurer les maîtres

En plus d’éviter à un animal de compagnie de se reproduire, la stérilisation permet de prévenir l’apparition d’éventuelles infections ou tumeurs. Et comme le confirme le docteur Michel Pepin qui s’exprime pour le compte de l’AMVQ, cette pratique apporte d’autres avantages.

En effet, les propriétaires sont moins confrontés aux miaulements excessifs des chattes, ainsi qu’aux fugues en période de chaleur. À noter qu’après l’opération qui est réalisée par un vétérinaire sous anesthésie générale, le chien ou le chat peut directement rentrer chez lui.

Quant à la micropuce, elle renforce les chances de retrouver un animal perdu. Ainsi, le propriétaire sera moins angoissé. C’est ce qu’indique Anita Kapuscinska, qui communique au nom de la SPCA de Montréal.

Concrètement, il s’agit d’introduire à l’intérieur de l’animal une capsule aussi petite qu’un grain de riz. Ce support contient des informations (pouvant être retracées instantanément par les vétérinaires) qui permettent de relier le chien ou le chat à son propriétaire.