Depuis quelques années, des chats et chiens vedettes comptent plusieurs millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. Ces célébrités d’Internet s’avèrent d’ailleurs particulièrement lucratives en raison de leur grande visibilité à l’échelle mondiale. Ainsi, certains animaux-stars comme Lil Bub mettent à profit leur notoriété pour financer des recherches spécifiques et soutenir la cause animale en général.

À son décès en mai dernier, Grumpy Cat était suivie par 8,5 millions de personnes sur Facebook, 2,5 millions sur Instagram et environ 1,5 million sur Twitter. Disparue plus récemment, la chatte Lil Bub comptait, pour sa part, plus de 3 millions d’admirateurs sur Facebook, 2,4 millions d’abonnés sur Instagram et 800 000 followers sur Twitter.

À l’image du développement continu du marché de l’assurance animaux, ces chiffres témoignent de l’engouement pour les chats et chiens dans le monde ainsi que sur Internet. D’ailleurs, les hashtags « cat » et « dog » ont été respectivement utilisés 193 millions et 243 millions de fois depuis le lancement d’Instagram.


Des vedettes atypiques

La chatte Grumpy Cat figure parmi les animaux-stars les plus célèbres sur Internet. Connu pour son air grincheux, le félin est même devenu l’égérie d’un grand producteur de nourriture pour chats à partir de 2013. Un tribunal fédéral californien a ainsi accordé des dommages et intérêts d’un montant de 710 001 dollars à Tabatha Bundesen, la propriétaire de Grumpy Cat, lorsqu’une marque de café a utilisé sa photo sans autorisation. L’entreprise avait violé son droit à l’image.

Une responsable de la Peta (association de défense des animaux), Ashley Byrne, se montre particulièrement enthousiaste quant aux avantages potentiels de la célébrité des animaux sur Internet. Elle tient toutefois à mettre en garde contre les risques de dérive liés à ces pratiques.

Les maîtres doivent notamment veiller à ce que cette surexposition sur les réseaux sociaux n’affecte pas la qualité de vie des animaux. De plus, ces derniers ne doivent pas être traités comme des objets ou des accessoires destinés à servir la quête de popularité de leur propriétaire.

La tentation peut d’ailleurs être particulièrement forte en tenant compte des gains potentiels. En effet, d’après les chiffres de l’APPA (American Pet Products Association), les produits pour animaux ont engrangé 72 milliards de dollars sur le marché américain l’année dernière.


Un succès au service de nobles causes

Comme Grumpy Cat, Lil Bub était facile à reconnaître. La chatte naine se caractérisait par sa langue pendante due à une malformation au niveau de la mâchoire. Elle souffrait par ailleurs de plusieurs maladies génétiques. Son maître, Mike Bridavsky, a ainsi partagé l’évolution de son état de santé en ligne depuis 2011.

Décédée cette année, Lil Bub soutenait différentes causes initiées par l’ASPCA (American Society for Prevention of Cruelty to Animals) et Greenpeace. À la mort de la chatte, son maître a déclaré avoir collecté des fonds estimés à 700 000 dollars en faveur des animaux nécessiteux.

Depuis 2013, Lil Bub collaborait avec la Peta dans des campagnes pour l’adoption et la stérilisation des animaux domestiques. L’association de défense des animaux lui a ainsi rendu un hommage sur les réseaux sociaux au moment de sa disparition.

Lil Bub servait souvent la cause des animaux qui avaient besoin de soins spécifiques. Elle a d’ailleurs participé à la création du premier fonds dédié à cette catégorie d’animaux. Selon Mike Bridavsky, ce fonds géré par l'ASPCA a atteint les 75 000 dollars l’an dernier. Cela dit, ce type d’initiative altruiste reste relativement rare parmi les animaux-stars d’Internet.