Et alors que le Covid-19 n’a pas encore fini de faire parler de lui, un autre virus est venu capter l’attention. Le Monkeypox qui a tendance à gagner du terrain dans certains pays comme le Royaume-Uni. C’est d’ailleurs pour cette raison que les autorités sanitaires britanniques ont adopté certaines mesures qui concernent principalement les ménages qui vivent avec des animaux de compagnie.

Dernièrement, un nouvel élément s'est ajouté à la liste des facteurs expliquant l'utilité de souscrire à une assurance animaux avec une couverture prenant en charge les dépenses liées aux soins vétérinaires.

Ce, en faisant allusion à la variole du singe qui a tendance à gagner du terrain auprès des humains et qui risque de toucher les espèces qualifiées comme animal de compagnie.

C'est du moins, ce que craignent les autorités sanitaires britanniques qui recommandent l'isolement des animaux domestiques dans la mesure où leur propriétaire est testé positif au Monkeypox. L'objectif principal étant d'éviter que la propagation du virus n'accélère dans un pays comme le Royaume-Uni où plus d'une centaine de cas a été identifié auprès des humains.


L'isolement est de mise

Avec 106 individus testés positifs au Monkeypox à son actif, le Royaume-Uni est certes en tête de liste des pays où la variole du singe fait ravage. Et puisqu'il s'agit d'une maladie transmise par un animal, les autorités sanitaires craignent que les humains contaminent à leur tour leurs animaux de compagnies.

C'est d'ailleurs pour cette raison que l'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a décidé de prendre les devants en adoptant une mesure qui devrait éviter le pire, la recommandation. Celle qui veut faire en sorte que :

Les personnes positives au Monkeypox doivent éviter tout contact avec les animaux domestiques pendant 21 jours.

Une décision qui concerne principalement les rongeurs de compagnie tels que le hamster ou le cochon d'Inde selon l'UKHSA recommandant également l'isolement des autres espèces telles que le chien ou le chat.

Et l'organisme n'est pas le seul puisque le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) a déjà emprunté cette voie quelques jours auparavant en indiquant que :

Les rongeurs appartenant à des patients atteints de monkeypox devraient idéalement être isolés dans des installations surveillées et testées pour la maladie avant la fin de la période de quarantaine.

Et d'ajouter :

Les animaux de compagnie plus gros, comme les chiens, pourraient être mis en quarantaine à la maison, avec des contrôles de santé réguliers.

Les risques sont élevés

Si les autorités sanitaires ont choisi cette voie, c'est que les risques sont élevés dans la mesure où les personnes atteintes du Monkeypox contaminent leurs animaux de compagnie comme l'explique le professeur Lawrence Young faisant savoir que :

La variole du singe peut se propager parmi les animaux de compagnie et essentiellement jouer au ping-pong entre eux et les humains.

Ce virologue à l'Université de Warwick a même ajouté que :

Si nous ne faisons pas attention, nous risquons de créer un réservoir animal pour la maladie qui pourrait la propager à l'homme, entraînant un cycle d'infection.

Et pas seulement puisque de son côté, l'ECDC pense à la recrudescence d'une zoonose épidémique en faisant savoir que :

Un événement de débordement dans lequel un humain infecte un animal de compagnie pourrait potentiellement conduire le virus à s'installer dans la faune européenne.

De quoi inciter les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis à dire que :

Tous les mammifères doivent être considérés comme sensibles au monkeypox.