Au Canada, une fondation vient de lancer un programme d’expérimentation visant à tester la thérapie de médiation par l’animal auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Concrètement, des chiens d’assistance dressés sont gratuitement mis à disposition des bénéficiaires. Cette démarche ne vise pas à soigner la maladie, mais plutôt à améliorer les conditions de vie des patients et à voir si la présence de l’animal peut en retarder les effets.

L’absence d’activité accélère l’évolution de la maladie

Après les chiens guide d’aveugle, voici les chiens d’assistance pour les malades d’Alzheimer. C’est un organisme spécialisé qui est à l’origine de ce concept novateur au Canada.

Également connue comme la thérapie de médiation par l’animal, cette démarche vise à améliorer le bien-être des personnes souffrantes grâce à la présence du chien à leurs côtés.

Il a été démontré que, pour les malades d’Alzheimer, l’absence d’activités accélère la dégénérescence de la mémoire. Ainsi, en recevant une formation adéquate, le chien peut contribuer à animer les journées de son maître et lui être d’une aide précieuse dans sa vie au quotidien.


Les effets bénéfiques de la présence du chien d’assistance ont été particulièrement visibles chez un septuagénaire qui a accepté de servir « de cobaye » pour l'expérimentation.

Le monsieur a été diagnostiqué en 2016 et les symptômes se sont vite manifestés. N’étant même plus capable de retrouver le chemin de sa maison, il a commencé à vivre reclus chez lui, ce qui n’a fait qu’aggraver son état.

Mais sa vie a complètement changé depuis l’arrivée de son chien Braque, qui lui a été confié par la fondation Mira. Lui et sa femme ont retrouvé une vie presque normale.

N’ayant plus peur de se perdre parce que le chien est là pour le guider, il a recommencé à faire des promenades.

Et comme en témoigne sa femme, le chien est formé pour ne pas le laisser longtemps sans rien faire, ce qui a considérablement amélioré son état.

Moins de stress

Aussi bien pour le mari que pour sa femme, la maladie d’Alzheimer a été une source d’angoisse permanente. Depuis que le chien vit avec eux, le stress semble s’être volatilisé. D’ailleurs, le mari a déjà décidé de garder l’animal à l’issue de l’expérimentation.

La fondation Mira n’entend pas guérir l’Alzheimer avec cette méthode. Mais les bons résultats inciteront d’autres patients à souscrire une assurance chien et à espérer en tirer les bienfaits.

La présence du chien ne va pas faire disparaître l’Alzheimer, mais elle va faire reculer de quelques années les manifestations.

Le but de la fondation est d’aider la personne souffrante à conserver son autonomie le plus longtemps possible.  Forte des succès qu’elle a constatés jusque-là, la fondation Mira est aujourd’hui à la recherche d’autres volontaires.