Durant le confinement, certains pays comme l’Espagne et la France accordent des dérogations aux citoyens qui doivent promener leurs animaux domestiques. Ils ne pourront, en principe, se déplacer qu’une heure par jour et à un kilomètre de leur domicile maximum. Toutefois, c’est amplement suffisant pour les profiteurs. Ainsi, les chiens sont désormais utilisés et même loués comme des laissez-passer.

Les souscripteurs d'assurance chien n'auraient jamais imaginé que leurs compagnons les aideraient à sortir pendant une période de confinement. Pourtant, les propriétaires d'animaux domestiques font actuellement partie des rares personnes pouvant circuler dans les rues, malgré la restriction des déplacements. Les promenades sont encadrées, mais restent bénéfiques pour l'animal comme son maître.

Souhaitant profiter de cette dérogation, certains Français cherchent ainsi à emprunter un chien aux refuges pour pouvoir sortir malgré la quarantaine.

Pire, certains Espagnols proposent même leur compagnon canin à la location pour les personnes en quête d'un passe-droit valable durant le confinement. Les défenseurs de la cause animale s'insurgent contre ces pratiques condamnables.

La location de chiens est sanctionnée par la loi espagnole

Depuis le confinement, l'Espagne a vu l'apparition et la multiplication rapide d'offres de location de chiens sur les sites spécialisés dans les annonces entre particuliers. Certains individus proposent leurs animaux de compagnie par jour, d'autres pour toute la durée de la quarantaine.


En tout cas, les propriétaires n'hésitent pas à louer leur compagnon canin à des personnes souhaitant sortir sans risquer d'être pénalisées par une amende.

Le fait de considérer les animaux comme des objets est ainsi encore courant. Ce phénomène a révolté les associations locales œuvrant au quotidien pour leur protection. Conscients de ces comportements, les refuges redoublent de vigilance durant la crise sanitaire pour éviter une forte hausse du nombre d'abandons à la fin de la quarantaine. En effet, ceux qui ont loué un chien risquent de s'en débarrasser dès qu'ils n'en auront plus besoin.

Le PACMA, relayé par 30 Millions d'Amis, souligne :

Il est intolérable que certaines personnes publient ce type d'annonces, même s'il s'agit pour certaines, de « blagues ». Mais la situation actuelle est loin d'être une blague ! La vie des plus vulnérables est en jeu. L'éthique et la responsabilité sociale devraient être plus présentes que jamais en ces temps troubles.

Vu que ces pratiques sont illégales dans le pays, les sites espagnols concernés ont rapidement retiré les publications incriminées. Ils ont également décrié ce type d'activité et présenté des excuses par rapport aux agissements de certains internautes.

Des attitudes réprouvées par les associations qui protègent les animaux

Dans l'Hexagone, les mesures dérogatoires accordées aux maîtres de chiens, entre autres, concernant la promenade quotidienne de ces animaux ont été mentionnées dans le Journal officiel.


Récemment, des responsables d'un refuge d'Annecy, en Haute-Savoie, ont été contactés par des personnes souhaitant emprunter un chien juste le temps du confinement. Leur motivation est assez claire étant donné le contexte. D'autres se montrent plus subtils en affirmant désirer adopter un chien. Toutefois, ces profils sont souvent faciles à reconnaître en raison de leur indifférence par rapport à l'animal.

Par exemple, certains candidats à l'adoption durant le confinement ont indiqué être en quête d'un chien, sans plus de détails. Cette attitude est d'emblée suspecte, car l'interlocuteur des bénévoles du refuge considère clairement ces animaux comme interchangeables.

Les défenseurs des animaux déplorent cette mentalité encore trop répandue en France comme à l'étranger. En effet, elle risque d'aggraver les traumatismes déjà subis par les chiens recueillis dans les refuges. De ce fait, les responsables des centres refusent certaines demandes, même s'ils ont du mal à s'occuper de leurs protégés durant le confinement.

L'association française 30 Millions d'Amis a tenu à rappeler que les animaux sont des êtres vivants et sensibles. Ils ne doivent donc pas être considérés comme des objets et encore moins être utilisés ou loués en tant que tels.