Une victoire pour la société civile cubaine, la première loi sur le bien-être animal a récemment été adoptée dans le pays. Et si les associations plaidant cette cause s’en réjouissent, elles doivent encore batailler en vue d’un meilleur encadrement. À souligner que les sacrifices religieux, ainsi que les combats de coqs échappent à la loi.

Alors que la lutte pour le bien-être animal remonte à longtemps en France, il en est autrement dans certaines contrées. Au Cuba par exemple, la première réglementation en la matière date du 10 avril 2021. Un changement résultant notamment des nombreuses manifestations organisées ces dernières années. À ce titre, une mobilisation citoyenne s'est tenue en février dernier devant le ministère de l'Agriculture.

Parmi les mesures adoptées, le décret-loi impose aux propriétaires de prendre en charge les soins de leur compagnon. Ils doivent également les protéger. Dans cette perspective, une hausse de souscription en assurance animaux pourrait ainsi être observée dans le pays.


Une demande de la société

Selon les termes de la loi, le bien-être animal se définit par l'atteinte des conditions :

  • Épargnant la créature de toute souffrance lors de sa mort?;
  • Favorables à sa vie.

À noter que ces critères sont valables dans un cadre physique, mais aussi mental. En cas de sévices avérés, l'auteur encourt entre 18 euros à 140 euros d'amende. Pour information, le décret protège tout animal, y compris les abeilles, les amphibiens, les reptiles, les mollusques, etc. Des espèces qui méritent donc également une assurance animaux selon ce rapport.

Sa finalité consiste à promouvoir une relation harmonieuse homme-animal, considérée comme essentielle à l'existence de chaque partie. Par rapport à cela, son article 9 souligne qu'il est interdit à tout individu :

[…] De provoquer l'affrontement entre animaux de n'importe quelle espèce, sauf exception approuvée par l'autorité compétente.

Dans ce contexte, le décret-loi stipule que :

La mise en place de dispositions normatives qui garantissent le bien-être animal et font prendre conscience à notre population sur le soin et le respect aux animaux est une demande de notre société.

D'importants efforts sont encore à fournir

La mesure est saluée par l'association Cubains en défense des animaux (Ceda). Toutefois, sa fondatrice, Grettel Montes de Oca, tempère en affirmant que le parcours reste long. Pour elle, des combats sont encore à mener sur différents fronts. La responsable met particulièrement l'accent sur la maltraitance qui perdure dans les zoos, les spectacles, les rodéos et les cirques. Elle note également que d'innombrables animaux sont encore abandonnés dans la rue par leurs propriétaires. Sans compter ceux donnés en offrande dans le cadre du culte Santeria. Seule maigre satisfaction pour les organismes de protection animale, le décret-loi insiste que :

Le sacrifice d'animaux doit être réalisé avec compassion et rapidité, pour éviter douleur et stress.

Par ailleurs, les combats de coqs, une pratique traditionnelle au Cuba, restent admis. Cependant, les évènements y afférents devront se tenir dans des clubs spécifiques encadrés par les autorités étatiques. Une situation similaire à celle en France où ces activités sont encore tolérées, notamment dans le Pas-de-Calais et le Nord. À ce sujet, il est recommandé aux coqueleurs de souscrire une assurance animaux. Celle-ci leur procurera entre autres une meilleure prise en charge des soins vétérinaires.