Selon une étude Ipsos, sept Européens sur dix sont favorables à la nomination d’un commissaire chargé du bien-être animal. Dans les 10 pays où l’enquête a été menée, au moins 50 % du panel ont soutenu cette idée. Depuis mars dernier, cette dernière a fait l’objet d’une pétition portée par différentes organisations de défense des animaux.

Avec 40 autres organismes luttant en faveur du bien-être animal, l'association belge Gaia a lancé en mars 2021 #EUforAnimals. Une campagne appelant les dirigeants de l'Union européenne à donner enfin au bien-être des animaux l'attention dont il a besoin. Pour cela, les signataires de la pétition réclament la mise en place d'un poste de commissaire dédié à celui-ci. 133 députés européens et quelque 130 000 citoyens ont appuyé cette demande.

D'après le président de Gaia, Michel Vandenbosch, la Commission européenne devrait bientôt prendre une décision en ce sens. Ceci sachant que cette requête peut aboutir à des avantages durables et décisifs pour le bien-être animal, explique-t-il.


Les pays observés montrent des chiffres disparates

Une éventuelle réponse positive à cette demande pourrait par exemple influer sur plusieurs points comme l'assurance animaux, entre autres.

En juin dernier, Ipsos a réalisé une enquête autour de la désignation d'un commissaire européen pour le bien-être animal. L'échantillon de population examinée dans ce cadre était pris dans des pays concentrant 81 % des citoyens européens :

  • La Suède ;
  • La Hongrie ;
  • La Roumanie ;
  • Les Pays-Bas ;
  • La Belgique ;
  • L'Italie ;
  • L'Espagne ;
  • La Pologne ;
  • L'Allemagne ;
  • La France.

Le panel est constitué de 3 500 personnes, parmi lesquelles se trouvent 400 Français. Il ressort de l'étude que 81 % des répondants sont au courant de l'inexistence de commissaire au bien-être animal. À côté, près de sept sur dix d'entre eux (69 %) se disent favorables à la création de ce poste. Cette idée est surtout émise par les femmes et les jeunes. Malgré la disparité des chiffres dans chaque État, plus de 50 % des individus questionnés localement partagent le même avis.

La désignation d'un commissaire à la cybersécurité est davantage soutenue

Pour Michel Vandenbosch, l'étude confirme nettement que la requête de #EUforAnimals est appuyée par une large partie des citoyens européens. À souligner cependant que la désignation d'un commissaire à la cybersécurité apparaît plus urgente chez ces derniers.

Pour indication, la Belgique compte par exemple trois ministres responsables du bien-être des animaux. Chacune des régions locales (Wallonie, Bruxelles-Capitale et Flandre) en dispose un. Cependant, si le pays est arrivé à cette situation, c'est en partie grâce aux campagnes de Gaia. La nomination de ces responsables entraîne à la fois une transformation hautement symbolique, mais aussi de considérables implications. Elle contribue à ce titre à la clarté de la responsabilité gouvernementale pour plus de transparence sur le bien-être animal. Il en est de même pour le cadre juridique relatif à ce sujet. Sans oublier l'affectation de ressources pécuniaires et humaines appropriées pour fournir des solutions concrètes aux problèmes y afférents.