En décembre 2020, le gouvernement a élaboré un dispositif pour enrayer l’abandon d’animaux de compagnie. Un fléau dont le record en nombre sur le continent européen est malheureusement détenu par la France. Dans la poursuite de ses objectifs, l’État prévoit de mener une campagne de sensibilisation, d’organisation, d’assistance, mais également de sanctionner.

À l'occasion du plan France Relance, l'exécutif a lancé fin 2020 un plan d'action visant à protéger les animaux de compagnie. Afin de mieux informer les Français sur le dispositif, il a récemment déployé #StopAbandon. Il s'agit d'une campagne de sensibilisation rappelant les trois volets du document évoqué ci-dessus.

Celle-ci souligne notamment que rejeter un animal constitue un acte de maltraitance et de cruauté réprimé par la loi. À cet effet, tout contrevenant s'expose à une amende de 30 000 euros et d'une peine de 2 années d'emprisonnement. En réalité, la majorité des procédures judiciaires se soldent par un échec.

Créer un observatoire

Présenté récemment par le gouvernement, un projet de loi vise à endurcir ces punitions. Le texte prévoit 3 ans d'emprisonnement pour tout individu responsable d'un abandon. À cela s'ajoute une prohibition de détenir un animal domestique.


Concernant le deuxième axe du plan d'action, il s'articule autour de l'assistance et de l'organisation. Acteurs indispensables de la lutte pour la protection des animaux, les refuges et associations se verront allouer 20 millions d'euros. L'État a également promis d'améliorer l'accessibilité des soins vétérinaires pour les foyers les plus financièrement vulnérables. À ce sujet, la contraction d'une assurance animaux peut aider dans la recherche de cette finalité. Pour information, le gouvernement figure aujourd'hui parmi les contributeurs des campagnes de stérilisation des bêtes en état de divagation.

Par ailleurs, un observatoire de la protection animale des carnivores domestiques sera établi l'année prochaine. Fondé dans la transparence totale et en relation avec les associations animalières, il servira à fournir des données exactes sur l'abandon. À noter qu'actuellement, le jaugeage de ce fléau en France s'inscrit purement dans une démarche d'approximation. Pour cause, aucune institution n'a été mandatée pour cette tâche.

Sensibiliser dès le plus jeune âge

Enfin, le troisième pan porte sur la sensibilisation. Bientôt, un certificat prévu à cet effet sera déployé à l'endroit des personnes désireuses d'acquérir un animal. Ayant pour vocation d'inciter aux bonnes habitudes, il pourra être délivré auprès :

  • D'une animalerie ;
  • D'un élevage ;
  • D'un refuge ;
  • D'un vétérinaire.

Avec ce dispositif, le gouvernement espère mettre fin à la considération de l'animal en tant qu'objet de consommation. En effet, l'abandon découle généralement d'une acquisition insuffisamment réfléchie.


Une pratique qui s'est amplifiée au cours des vagues de confinement. Une certaine inconscience des futurs propriétaires a aussi été remarquée concernant les devoirs qu'implique la possession durant la vie de leur animal. Ainsi, le certificat de sensibilisation permet une meilleure anticipation des besoins de ce dernier une fois l'âge adulte venu.

Le nouveau maître sera alors informé des questions financières relatives à l'obligation d'identification, de vaccination, etc. d'un animal de compagnie. Cette sensibilisation sera instaurée dès l'école élémentaire au moyen d'une brochure adressée aux enfants.