Depuis décembre dernier, le coronavirus de Wuhan a accaparé l’attention de la presse et des autorités sanitaires mondiales. Un marché de la ville chinoise est soupçonné d’être le point de départ probable de l’épidémie. En effet, les commerçants locaux vendent illégalement des animaux sauvages propices aux zoonoses tels que les ratons laveurs, les serpents, les chauves-souris…

Les zoonoses englobent les infections microbiennes, virales ou parasitaires transmissibles de l'animal à l'être humain comme la rage. L'existence de ce type de maladie n'a jusqu'à présent suscité aucune méfiance significative envers les chiens et chats.

En France, ces derniers sont d'ailleurs considérés comme des membres à part entière de la famille. Leurs propriétaires n'hésitent ainsi pas à souscrire une assurance animaux pour les couvrir.

La situation risque cependant de changer avec le coronavirus de Wuhan (2019-nCoV). La maladie est identifiée comme une zoonose virale au même titre que la grippe aviaire. Toutefois, son principal vecteur reste encore inconnu malgré les premières pistes explorées. Certaines personnes commencent ainsi à se méfier des animaux.

Une prévention centrée sur l'individu

Les spécialistes recommandent d'aborder la question de la protection contre ce type de pathologie sur deux plans : extérieur et intérieur. Il s'agit surtout d'inculquer à la population une autre forme de civisme, en matière de prophylaxie et de santé en général.


Aujourd'hui, les habitants des grandes villes se servent surtout de masque chirurgical pour se protéger d'éventuels germes. Cet accessoire est rarement utilisé pour éviter d'en transmettre aux autres. Il est donc important d'intervenir sur le plan technique et culturel pour améliorer le niveau de protection de la population en cas d'épidémie.

D'autre part, la protection venant de l'intérieur est trop souvent négligée par les autorités de santé et les pouvoirs publics. En effet, les budgets débloqués et les alertes lancées en la matière se focalisent généralement sur les facteurs extérieurs.

Pourtant, une meilleure éducation prophylactique permettrait d'inciter le citoyen lambda à fournir plus d'efforts pour entretenir son état de santé. De cette manière, la population sera moins vulnérable aux maladies.

Cette démarche ne protège pas des agents pathogènes aussi virulents que le 2019-nCoV. Néanmoins, elle permet de renforcer les défenses de l'organisme et de prévenir les infections bénignes.

Des conditions favorables aux épidémies

Les humains ont été confrontés à des maladies transmises par des animaux bien avant l'apparition du terme « zoonose ». Certaines pathologies ont marqué l'histoire, à l'image de la rage (véhiculée notamment par les chiens et les rongeurs) ou encore du VIH (issu des grands singes).

Parmi les dernières épidémies de zoonose en date figurent le coronavirus et la grippe aviaire qui touchent la Chine. Jusque-là, le 2019-nCoV a provoqué le décès de 425 personnes. Il a également contaminé plus de 20 000 individus.

Concernant la grippe aviaire, le ministère de l'Agriculture chinois a récemment déclaré avoir découvert un nouveau foyer près de Shaoyang, une ville située dans la province du Hunan.


Eu égard à ces évènements, les spécialistes incitent les humains à revoir leur mode de vie, surtout lorsqu'ils sont en contact avec les animaux.

Les habitants des villes, par exemple, sont plus susceptibles de cohabiter avec des rongeurs et des insectes. D'ailleurs, cet environnement attire souvent les animaux en raison de la forte concentration de nourriture et de produits en décomposition.

Avec la multiplication des grandes agglomérations, ce phénomène aura tendance à se développer dans les années à venir. De ce fait, l'être humain sera de plus en plus exposé aux pathologies transmises par les animaux.