Des influenceurs animaliers, il en existe déjà quelques-uns sur les réseaux sociaux. Certains d’entre eux réunissent des millions d’abonnés. Leur notoriété peut aujourd'hui servir aux assureurs proposant des couvertures destinées aux animaux de compagnie. Leur collaboration permet en effet de promouvoir plus facilement les bénéfices de ces offres et de favoriser les souscriptions.

L’assurance animaux est un produit encore peu connu des propriétaires, selon une étude réalisée par l’entreprise de conseil et d’analyse de données britannique baptisée Global Data. Au Royaume-Uni, ce marché s’est stabilisé en 2018, avec environ 1,2 milliard d’euros de primes brutes octroyées.

Pour la première fois depuis huit ans, le nombre de propriétaires ayant souscrit une couverture pour un animal domestique a régressé. De même, les primes ont baissé.

Afin de mettre en avant leurs produits, les assureurs peuvent se servir des réseaux sociaux. Dans ce cadre, ils peuvent également collaborer avec les influenceurs et profiter de la popularité de ces derniers pour promouvoir leurs offres.


Un potentiel qui reste à exploiter

L’étude réalisée par Global Data l’an dernier indique qu’au Royaume-Uni, plus de trois quarts des contrats d’assurance pour chiens ou chats ont été achetés en ligne. Entre 2017 et 2018, les souscriptions ont notamment été réalisées depuis un smartphone ou une tablette.

Le fait est que les achats en ligne font désormais partie intégrante des habitudes des consommateurs. Ils se présentent même comme la nouvelle manière de consommer la plus répandue chez ces derniers. Ainsi, dans le commerce de détail, les médias sociaux permettent aujourd’hui d’accélérer la croissance, même celle des marques à l’origine inconnues du public.

Les analystes de Global Data constatent toutefois que les réseaux sociaux sont encore peu exploités par les assureurs. Selon les données mises en avant par cette société, seulement 8 % des propriétaires qui ont souscrit une assurance pour leurs animaux de compagnie ont effectué une recherche sur ces plateformes.

Ceci étant, les assureurs sont encouragés à mettre en place des campagnes marketing sur ces dernières. D’autant plus que la notoriété des médias sociaux peut encore augmenter dans les années à venir, comme l’indique l’étude de Global Data.

Mettre à profit la notoriété des influenceurs

Collaborer avec un influenceur permet de démocratiser des produits d’assurance et de mettre en avant leurs avantages. Celui-ci se chargera par exemple de présenter un contrat d’assurance chien aux propriétaires, sachant que bon nombre d’entre eux préfèrent toujours payer les soins eux-mêmes. Et pourtant, leurs coûts peuvent rapidement augmenter, avec certains traitements parfois inattendus.


Compte tenu du nombre d’abonnés de certains influenceurs animaliers, s’associer avec eux ne pourra être que bénéfique. Par exemple, Juniper & Fig en compte 2,9 millions tandis que Grumpy Cat et Tuna sont respectivement suivis par 2,7 millions et 2,1 millions de personnes.

En guise de comparaison, le compte de Petplan, le plus grand assureur pour animaux de compagnie au Royaume-Uni, n’affiche que quelque 5 200 abonnés. Sa filiale en Amérique du Nord fait mieux avec 12 500.

En tout cas, l’usage des médias sociaux a déjà inspiré certaines entreprises, comme la société d’État Hydro-Québec. Le fournisseur d’électricité s’en est notamment servi pour atteindre les jeunes consommateurs de 18 à 24 ans.

Au début du mois d’octobre dernier, il a lancé un appel afin de trouver des influenceurs pour animer ses propres réseaux sur Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat ou encore YouTube.