Depuis l’an dernier, de nombreux chercheurs dans le monde ont entrainé des chiens à détecter des patients Covid. Des tests similaires ont notamment été lancés en France, en Allemagne, aux Émirats arabes unis et en Finlande. Aujourd’hui, l’Italie mène aussi ses propres expérimentations dans le domaine. Les publications scientifiques restent toutefois insuffisantes pour prédire l’efficacité de cette technique.

La première école italienne de Covidog a été aménagée au sein de l'hôpital universitaire Bio-Medico, près de Rome. Dans ses locaux, les chercheurs et les entraineurs apprennent aux chiens à détecter le coronavirus par la sueur. Cette méthode est encore sujette à caution. Néanmoins, l'équipe du centre est enthousiaste à l'idée de développer une nouvelle technique de dépistage non invasive.

Le projet a été lancé en mars dernier, mais se montre déjà prometteur selon les médias spécialisés. Pour l'heure, les chiens sont encore dans la première phase de leur entrainement. Ils seront progressivement mis en contact avec des échantillons, puis des patients contaminés pour reconnaître l'odeur du virus.


Des renifleurs prometteurs

Pour les propriétaires de chien, souscrire une assurance animaux permet de couvrir leur compagnon au quotidien. Cette protection prendra bientôt une nouvelle dimension avec le développement des brigades médicales canines. Outre les chiens anti-narcotiques, les renifleurs sont de plus en plus sollicités pour dépister les maladies. Les chercheurs italiens du centre Bio-Medico confirment également cette tendance.

À son lancement, le programme Covidog recensait une dizaine de participants, dont six chiens de la société SecurityDogs. Ces agents de sécurité bénéficient ainsi d'une certaine expérience dans le reniflement de détection. Cette fois-ci, ils doivent apprendre à identifier et à repérer des composés volatils spécifiques du coronavirus.

Au cours de l'entraînement, les chiens commenceront par s'exercer sur des échantillons des patients Covid de l'hôpital. L'équipe de recherche utilisera principalement des prélèvements de sueurs venant de ces sujets.

Les agents canins réussiront à terme à reconnaître l'odeur caractéristique de la maladie. Les chiens seront ensuite déployés dans un centre près de Bio-Medico pour effectuer des dépistages en conditions réelles.

Un test potentiel pour les stades ?

Si les tests sont concluants, les brigades canines permettront un dépistage pratique et économique du coronavirus. Cette technique sera particulièrement utile lors de la reprise des rassemblements tels que les concerts, les matchs, etc. Comme l'a indiqué à l'AFP le professeur en épidémiologie, Massimo Ciccozzo :

Si nous devons tester un millier de personnes avec un test traditionnel, cela prend une vingtaine de minutes par personne. Un chien utilisant son odorat aurait besoin de 30 secondes au maximum.

Depuis plusieurs années, les scientifiques ont entrainé des chiens à détecter des maladies comme le diabète, le cancer… Les canidés ont effectivement réussi à dépister ces pathologies à l'aide de leur truffe. Cette capacité vient notamment de l'hypersensibilité de leurs récepteurs olfactifs.

Les chercheurs misent désormais sur ce sens ultra-développé des chiens pour identifier les patients Covid par la sueur. Le grand public devra toutefois patienter avant de recourir à un éventuel test. De plus, aucune expérience à grande échelle n'est prévue pour l'instant, selon les médias.