Sur le territoire, la liste des reptiles qui peuvent être considérés comme animal de compagnie a commencé à s’appliquer. Depuis le 1er juin dernier, la population locale peut ainsi choisir entre les 422 espèces admises lors de leur achat. Un chiffre qui pourra augmenter ou décroître dans le futur en fonction des informations disponibles à propos de chaque animal.

Depuis octobre 2019, une liste de reptiles admissibles comme animaux de compagnie est entrée en vigueur en Flandre. Ce qui a permis d'encadrer plus efficacement les espèces mis en vente au sein des animaleries ou autres établissements spécialisés. À cet effet, elle permet de restreindre l'accès des acheteurs débutants à ceux qui sont simples à entretenir.

Le 1er juin dernier, le même document a pris effet dans la Région de Bruxelles-Capitale. Dans le détail, il compte 422 espèces autorisées, dont 66 tortues, 107 serpents et 249 lézards. Ainsi, il est désormais possible de se procurer certaines catégories de couleuvres, geckos, iguanes, péloméduses, etc.


Une détention soumise à quelques normes

Lors de l'élaboration de ladite liste, les responsables ont tenu compte d'un certain nombre d'éléments. Il s'agit entre autres de la dangerosité de la bête pour l'homme ou sa maniabilité en matière de taille. Il y a aussi entre autres la facilité de sa détention, etc. À ce titre, certains reptiles sont par exemple connus pour leur fort besoin en eau, ventilation ou nourriture. De ce fait, le vivarium devra leur fournir les conditions ajustées à leur rythme. L'éclairage figure aussi parmi les normes de possession établies. D'après le ministre bruxellois du Bien-être animal Bernard Clerfayt, celles-ci serviraient à la lutte contre la souffrance des compagnons à sang froid.

Par ailleurs, les refuges doivent également concorder aux besoins de la tortue, du serpent, etc. Les commerçants devront à cet effet prodiguer à l'acheteur les instructions indispensables en matière de logement, de nutrition et de soins. Conformément à ce dernier point, il est aussi conseillé de souscrire une assurance animaux lors de l'acquisition afin d'anticiper certains risques. Cela porte notamment sur les maladies ou accidents qui peuvent entraîner de lourdes dépenses.

Une liste dynamique

Sur le même sujet, ceux qui souhaitent s'offrir un reptile non inscrit dans la liste positive pourront éventuellement en acquérir un. Toutefois, il convient de solliciter une approbation de Bruxelles Environnement. C'est l'organisme responsable de la Nature au sein de la Région de Bruxelles-Capitale. De leur côté, ceux qui possédaient une espèce non autorisée avant le 1er juin peuvent, sous certaines conditions, le garder. Pour cela, ils devront présenter aux autorités un justificatif d'enregistrement, d'achat de la bête, etc.

À noter que le document évoluera en fonction de la situation. Selon les données disponibles à leur propos, certains reptiles pourront y être ajoutés. D'un autre côté, d'autres risqueront de ne plus y figurés. Bernard Clerfayt souligne que maintenir un animal exotique en captivité nécessite du temps, de l'espace, des connaissances et un budget assez conséquent.

Après la Flandre et Bruxelles-Capitale, la Wallonie envisage également d'adopter la même liste des reptiles sur son territoire.