Des cas de gastroentérite ont été enregistrés, en 2019, dans plusieurs États américains. Une épidémie qui n’a pas manqué d’attirer l’attention du Centers for Disease Control and Prevention (CDC). En effet, ce n’est pas la première fois que le pays rencontre ce phénomène. À savoir, ces infections proviendraient d’un contact avec des chiots provenant d’animaleries.

Une enquête a été menée mi-décembre par l'agence fédérale des États-Unis en matière de protection de la santé publique – le CDC – suite à une épidémie d'infection bactérienne qui s'est développée dans une dizaine d'États au cours de l'année dernière.

La maladie, provoquée par contamination bactérienne, aurait été, à 50% des cas, occasionnée par un contact avec des espèces canines élevées dans des centres animaliers. Du moins, c'est ce qu'ont confirmé les résultats de l'étude qui ont également désigné une ménagerie en particulier : Petland.

Il convient toutefois d'admettre que le Campylobacter, qui se révèle être la source de la maladie, se propage aussi via la consommation d'aliments contaminés. Et le comble aujourd'hui, c'est que sa souche semble résister aux mêmes médicaments administrés auparavant pour son traitement.

Une maladie de plus en plus tenace chaque année

Ce ne sont pas moins de 100 personnes qui ont montré des symptômes d'une gastroentérite (diarrhées, nausées et vomissements, fièvre et crampes d'estomac) entre 2016 et 2018. Une épidémie qui a sévi dans 17 États et qui serait attribuée au Campylobacter.


Une bactérie provenant généralement d'aliments impropres, mais qui se retrouve aussi chez la plupart des animaux à sang chaud, notamment ceux destinés à l'alimentation ou à la compagnie. Aussi, peut-elle également se répandre par le biais de leurs excréments.

Pas plus tard que l'année dernière (entre janvier et novembre), 30 autres personnes provenant de 13 États différents en étaient tombées malades. Et il faut dire que la pathologie, bénigne dans la majorité des cas, n'a pas été tendre avec quatre d'entre elles qui ont requis un suivi hospitalier.

À savoir, l'infection peut même être mortelle chez les individus à faible immunité. D'où la nécessité de les protéger par une couverture incluant une protection pour animal domestique, telle qu'une assurance chien par exemple.

D'autant plus que si une forte corrélation existe entre la souche de bactérie ayant provoqué l'épidémie précédente et celle de 2019, cette dernière se montre pour le moins résistante face aux traitements antibiotiques déployés face à cette forme d'inflammation du système digestif.

Une bonne hygiène en guise de prévention

Le CDC n'est pas resté les bras ballants devant la récidive de la maladie. Durant la semaine du 16 décembre, le centre de contrôle et de prévention a mené une enquête dans ce sens. Il s'avère que bon nombre des patients ont été en contact avec des chiens. Plus précisément des chiots élevés dans des animaleries, à en croire les affirmations d'une quinzaine d'interrogés.


D'ailleurs, le nom de Petland semble se répéter durant le sondage puisque douze individus ayant souffert d'une gastroentérite ont déclaré avoir touché un chiot vendu dans cette chaîne nationale de ménagerie. Cinq autres enquêtés travaillent même au sein de l'établissement.

Aussi, le CDC ne manque-t-il pas de solliciter les propriétaires ou assistants canins afin de toujours appliquer les bonnes pratiques de base en matière d'hygiène, notamment lors de la préparation de nourritures. Se laver les mains – avec du savon – est, de ce fait, préconisé après chaque nettoyage ou toucher. Tout comme il est plus judicieux d'emmener chez le vétérinaire un chien nouvellement acquis, dont l'objectif est de procéder au bilan de santé de l'animal.