En Chine, les habitants devenaient de plus en plus nombreux à s’opposer à la consommation de viande de chat et de chien. Désormais, cette pratique y est illégale. La décision de l’interdire intervient peu de temps après que la consommation d’animaux sauvages a été prohibée dans le pays (février 2020).

Selon la Humane Society International, 10 millions de chiens sont abattus chaque année en Chine dans le but d’être consommés. Ce chiffre peut indigner les souscripteurs d’assurance chien qui considère ces animaux de compagnie comme des membres de la famille à part entière.

L’organisme qui œuvre pour la protection animale se réjouit donc de la décision qui consiste à interdire la consommation de viande de chat et de chien dans le pays. Dans un communiqué émis le 9 avril dernier, il a indiqué que jamais jusque-là, le gouvernement chinois n’a reconnu que ces animaux ne sont pas supposés être mangés.

Une mesure en phase avec l’évolution de la civilisation

En Chine, les chats et les chiens ne font plus partie des animaux officiellement comestibles. Cette mesure est-elle liée aux suspicions concernant l’origine du coronavirus qui sévit actuellement dans le monde ? Certains animaux sauvages comme la chauve-souris et le pangolin sont en effet soupçonnés d’être la source de la maladie.


En tout cas, le ministère chinois de l’Agriculture et des Affaires rurales a récemment fait paraître une liste des animaux pouvant être élevés pour obtenir de la viande ou de la fourrure ou pour servir dans le domaine médical. Les chats et les chiens n’y figurent pas.

Selon un représentant du gouvernement de Shenzhen, la relation des humains avec ces animaux est plus forte par rapport à celle avec d’autres espèces. Il ajoute :

[…] interdire la consommation de leur viande est une pratique courante dans des pays développés, ainsi qu’à Hong Kong et à Taïwan. Cette interdiction répond aussi à la demande et à l’esprit de la civilisation humaine.

Une pratique dénoncée par les défenseurs de la cause animale

Si la consommation de viande de chat et de chien était auparavant autorisée en Chine, elle était toutefois minoritaire. Un sondage datant de 2017 révèle que moins de 20 % des habitants mangent de la viande de chien, et ce, irrégulièrement.

À Yulin (dans le sud du pays), 72 % des répondants affirment ne pas en consommer de manière habituelle. Or, dans cette ville célèbre pour son festival de la viande de chien, les vendeurs s’efforcent d’encourager cette pratique. Durant l’évènement en question, des milliers de chiens sont tués dans des conditions que les défenseurs de la cause animale considèrent comme extrêmement cruelles.

En effet, les animaux sont soit abattus à coup de bâton, soit écorchés ou ébouillantés vifs. Les actions pour les sauver d’une mort certaine se multiplient ces dernières années. En mai 2019 par exemple, une collecte de fonds a été lancée par une ONG en vue de rapatrier dans l’Hexagone des chiens destinés à la consommation à Yulin. À l’issue de cette initiative, plus de 25 000 euros ont été recueillis.