Le confinement qui a eu lieu pendant l’épidémie du Covid-19 a donné à certains foyers l’envie d’avoir des animaux domestiques. Il faut dire que le contexte a été propice pour une adoption. La situation devient cependant complexe avec le retour du travail en présentiel. Faire appel à un pet-sitter peut être la solution dans ce cas.

La reprise du travail se fera avec quelques peines pour certains. Cela peut même s'accompagner d'une culpabilité pour les salariés qui possèdent des animaux de compagnie. Et pour cause, ils doivent les laisser seuls à la maison pour la journée. Un problème qu'ils n'ont pas eu pendant les confinements et avec la généralisation du télétravail suite à la pandémie du Covid-19. Beaucoup peuvent se poser des questions sur la solution à mettre en œuvre pour éviter cette situation à leurs compagnons. Certains la trouvent dans le pet-sitting qui consiste à les confier à des professionnels ou une structure de garde d'animaux.


Une pratique courante aux États-Unis

En France, il n'existe aucune réglementation qui interdit les animaux de compagnie sur le lieu de travail. Autrement dit, les propriétaires ont le droit de les prendre avec eux au bureau. À condition toutefois qu'aucun règlement intérieur ne s'y oppose, ce qu'il faut vérifier avant de prendre une telle décision. L'accord du supérieur hiérarchique est aussi utile .

Cette alternative peut éviter les angoisses et la culpabilité, certains experts la recommandent d'ailleurs.

La présence de l'animal de compagnie améliore la communication entre les collaborateurs de l'organisation, selon eux. Il contribue également à donner une meilleure ambiance sur le lieu de travail. À défaut de pouvoir emmener leurs compagnons au travail, les propriétaires peuvent se tourner vers le pet-sitting. Ils peuvent ainsi solliciter des professionnels qui s'en occuperont pendant leur absence. Le recours à cette solution est courant aux États-Unis. Un promeneur de chiens, qui habite à Brooklyn, indique avoir reçu plus de demandes ces dernières semaines. Il indique avoir eu quatre nouveaux clients en une semaine. Il obtenait un tel chiffre au bout de trois ou quatre mois, voire plus, habituellement.

La reprise du travail semble au moins bénéfique pour les spécialistes en charge des animaux. Que ce soit les pet-sitters, les vétérinaires ou même les compagnies d' assurance animaux.

Une allocation pour aider les salariés

Les activités dans le secteur ont pourtant chuté dès le début de l'épidémie du Covid-19. Le promeneur de chiens habitant dans la ville de Brooklyn fait part d'un recul de 65 %. Aujourd'hui, il envisage de recruter des personnes pour l'assister.

Une enquête réalisée par l'assureur Nationwide en juin 2022 montre la place que les animaux domestiques occupent pour leurs propriétaires. Pour beaucoup, une entreprise qui propose une aide dédiée aux salariés possédant un animal de compagnie sera mieux appréciée . Ce paramètre pèse même sur leurs décisions de collaborer ou non avec la structure en question. C'est notamment le cas pour 49 % des personnes interrogées appartenant à la génération Z. La proportion est de 45 % chez les Milennials, des jeunes âgés de 25 à 35 ans.

Un magazine français a rapporté en 2008 qu'une telle prise en charge existe au Japon. Elle a été mise en place par Kyoritsu Seiyaku, une société pharmaceutique qui débourse 6 euros par mois par salarié. Certains propriétaires ont choisi d' adopter un deuxième animal pour accompagner le premier en raison de leur absence. La vétérinaire Cherice Roth, travaillant avec la start-up Fuzzy, soutient que ce geste est fréquent.

Avec la pandémie du Covid-19, accueillir des animaux domestiques était aisé. Plus de 23 millions de ménages l'ont entrepris aux États-Unis sur les 14 premiers mois suivant le début de l'épidémie .