La gendarmerie et la police ont reçu 12 000 déclarations concernant une forme de maltraitance envers des animaux domestiques. Ce chiffre était à 9 200 en 2016 d’après les statistiques de Beauvau. La Creuse L’Orne, l’Allier et la Corrèze font partie des 14 départements les plus concernés par la maltraitance d’animaux de compagnie.

Les animaux domestiques sont protégés par la loi. La définition des animaux domestiques et des animaux de compagnie est donnée par l'arrêté du 11 août 2016. Elle est aussi définie par le Code rural et de la pêche maritime (article L.214-6). Cette protection s'étend même aux animaux maintenus en captivité ou apprivoisés selon les termes de la législation en vigueur depuis 1963. Les autorités tiennent compte des plaintes reçues concernant la maltraitance d'animaux de compagnie. Entre 2016 et 2021, les infractions à l'encontre de ces derniers ont progressé de 30 % . La croissance est en moyenne de 5 % par an.


Différents types de maltraitance

La maltraitance envers les animaux peut être de différentes natures dont l' atteinte physique . Celle-ci représente 38 % des cas pendant la période observée, dont la moitié concerne les chats. Les mauvaises conditions de vie représentent 12 % des cas, mais touche cette fois les chiens à environ 75 %.

Les infractions commises à l'égard des animaux de compagnie concernent aussi :

  • Les mauvais traitements (35 %) ;
  • Les sévices graves (34 %) ;
  • Les atteintes involontaires (14 %) ;
  • L'abandon (5 %), concernant 630 cas en 2021.

En 2019 et 2020, les sévices graves ont particulièrement augmenté à cause de la multitude de mutilations de chevaux à cette période. Le chiffre s'élevait alors à plus de 36 %. La crise du Covid-19 a, quant à elle, contribué à l'accroissement du nombre d'abandon d'animaux .

Avoir un animal de compagnie implique des responsabilités . Il faut prendre soin de lui, le faire vacciner et le soigner. Les frais peuvent facilement coûter cher, d'où l'intérêt d'une assurance animaux.

Des paramètres variables

Pendant les cinq dernières années, les principales victimes de maltraitance sont à 46 % des chiens et à 24 % des chats. La territorialité joue cependant un rôle dans les espèces concernées. La population canine et féline représente la majorité des victimes en ville. Pour les localités de moins de 20 000 citoyens, ce sont les chevaux et les bovins qui sont les plus concernés par la maltraitance. Celle-ci est généralement plus importante en zone rurale compte tenu de la concentration des animaux dans ces milieux. Les animaux sont d'ailleurs moins présents en zone urbaine.

Ce sont les individus qui commettent presque toutes les infractions selon les statistiques recueillis en 2021. Trois quart d'entre eux sont des hommes dont 18 % ont la soixantaine. Ceux qui ont plus de 60 ans représentent par ailleurs 4 % des personnes mises en cause.

Les déclarations auprès des autorités viennent dans un quart des cas de l'initiative des personnes morales.

Le taux d'infraction est supérieur à 3,5 pour 10 000 habitants pendant l'année 2021 concernant les départements les plus concernés. Le ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin, annonce ainsi l'ouverture d'un nouveau service composé d'une quinzaine d'enquêteurs.