Selon le bilan du 12 février dernier, l’épidémie de coronavirus a affecté 45 200 personnes et en a tué plus de 1 000. Les études s’enchaînent pour en déterminer la cause. L’origine animale n’est pas écartée étant donné que la maladie a commencé à se propager au marché de Wuhan. Des animaux destinés à la consommation y sont vendus.

Quelques virus comme le SRAS ou le MERS se sont avérés être transmissibles de l'animal à l'homme. Certains scientifiques estiment que cela peut être également le cas du coronavirus. À l'heure actuelle, ceux qui possèdent un animal domestique se demandent s'ils doivent protéger ce dernier (via une assurance animaux), en plus de se prémunir eux-mêmes.

En attendant que la situation s'éclaircisse, il est recommandé de respecter les consignes fournies par l'OMS. Le protocole varie selon que l'animal de compagnie a été ou non en contact avec un individu présentant des symptômes.

Dans l'affirmative, le propriétaire ne doit pas se rendre directement chez le vétérinaire ni dans un lieu public.

Se protéger quelle que soit l'origine du virus

Selon l'OMS, aucune étude n'a encore permis de démontrer que les chats ou les chiens pouvaient être contaminés par le coronavirus. Si les rumeurs circulent autour d'une possible transmission via un animal, l'organisme rattaché à l'ONU avance que la pneumonie virale tend à se transmettre davantage entre les humains.


Dans tous les cas, les populations sont incitées à respecter certaines règles d'hygiène au quotidien comme s'il était question de se protéger de bactéries courantes transmissibles.

Par exemple, les maîtres ne doivent pas oublier de porter un masque ni de se laver les mains avec du savon après avoir caressé leur animal domestique. De même, ils sont tenus de s'assurer que la viande et les œufs qu'ils consomment sont bien cuits.

Les soupçons portent sur plusieurs animaux

Le SRAS qui s'est répandu à l'échelle mondiale en 2002 au point de constituer une urgence sanitaire a été provoqué par une contamination par la civette. Quant au MERS, il a été transmis à l'homme par le dromadaire.

Selon certains chercheurs, le coronavirus venant de Chine est aussi une forme de zoonose. Les premiers soupçons ont porté sur la chauve-souris puis le serpent. Le pangolin n'est pas en reste.

À Hong Kong, le ministère de l'Agriculture, des Pêches et de la Protection de l'environnement a déclaré un premier cas de contamination chez un animal de compagnie. Dans le détail, sa maîtresse a elle-même été testée positive au coronavirus. Elle a donc été mise en quarantaine avec son animal bien que ce dernier ne manifeste pas le moindre symptôme.