Parmi les animaux domestiques préférés des Français figurent les chats. D’ailleurs, la population féline s’établit à 13 millions dans l’Hexagone. Une loi visant à restreindre la liberté de ces animaux y trouverait-elle écho ? En tout cas, les propriétaires sont supposés s’y plier, conformément au droit européen. Deux avocats néerlandais s’expriment sur le sujet.

Tous les pays membres de l'Union européenne sont tenus d'assurer la protection de certaines espèces, tout comme leur lieu de vie, de manière à réduire les éventuelles menaces. C'est ce que prévoit la réglementation européenne portant sur les oiseaux et les habitats, comme le souligne le quotidien régional La Voix du Nord.

Quelques juristes exerçant aux Pays-Bas n'ont pas manqué de conforter la position des autorités européennes, contrairement à un organisme défenseur du bien-être des animaux. Si ce dernier reconnaît les dégâts pouvant être occasionnés par les chats en liberté, il estime que les résolutions prises par les autorités européennes sont démesurées.


Suivre les directives européennes pour sauver certaines espèces

À la fois chercheurs au sein de l'université de Tilbourg, les deux professionnels du droit nommés Hans Somsen et Arie Trouwborst avancent que l'État français pourrait être jugé par les autorités européennes.

Dans ce cas, il sera tenu de respecter les directives fixées, sachant que les chats causent de nombreux désagréments qui ne peuvent être ignorés. Ainsi, selon ces avocats, les habitudes devront être révolutionnées, de la même manière que les populations ont dû s'adapter au fait de ne pouvoir allumer une cigarette en public.

Dans le détail, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) indique que 75 millions d'oiseaux périssent tous les ans à cause des griffures de chats. L'organisme associatif souligne que ce chiffre représente entre 8 et 10 % des bêtes blessées reçues dans ses centres de soin.

Les chats comme seuls responsables de la disparition des oiseaux ?

La LPO d'ajouter que bien que les chats soient capables de rester confinés dans les intérieurs, ils restent de vrais prédateurs. Ces animaux peuvent chercher une proie à l'extérieur au milieu de la nuit. Pour prévenir les dommages causés aux tiers, leurs maîtres peuvent souscrire une assurance chat.

Questionnée par Konbini News, celle qui représente le Club de défense des animaux, Karine Faucher, déclare que les félins ne représentent pas forcément les seuls dangers pour les oiseaux :

« Ça semble disproportionné, de faire reposer sur les épaules des seuls chats, la disparition des oiseaux. Les pigeons meurent de bien d'autres choses dans de grandes villes comme Paris. »

Toujours est-il que les propriétaires n'ont rien à craindre par rapport à leurs chats qui aiment jouer dans leur jardin, qui sert de terrain de jeu à ces animaux.