Premier clonage de chat réussi par Sinogene Biotechnology en Chine

Clonage pour faire vivre « perpétuellement » son animal préféré

Posséder un animal de compagnie est très en vogue en Chine, ce qui se traduit par une forte croissance de ce marché. Désormais, au moins 100 millions de personnes partagent leur quotidien avec des chats ou des chiens.

Très attachés à leur compagnon à quatre pattes, les Chinois seraient nombreux à ne pas supporter sa disparition
, ce qui explique l’engouement pour le clonage afin d’avoir l’illusion de continuer à vivre avec la même bête, puisque l’original et la copie se ressemblent comme deux gouttes d’eau.

Un besoin auquel Sinogene Biotechnology a trouvé la solution grâce à une méthode utilisant les cellules d’un animal mort pour créer un embryon implanté ensuite dans une mère porteuse. La société basée à Beijing a déjà cloné avec succès 40 chiens, dont la moitié en 2018 et le reste entre janvier et mars 2019.


Et elle vient de cloner un premier chaton répondant au nom de Garlic né le 21 juillet après près de 11 mois d’expérimentations. Ce dernier serait en parfaite santé, et pourrait vivre aussi longtemps qu’un chat né naturellement.

Une opération coûteuse qui ne reproduit que les caractéristiques physiques

Une telle opération coûte la modique somme de 30.000 euros pour un chat et jusqu’à l’équivalent de 48.000 euros pour un chien. Un tarif qui n’est pas accessible à tous, sans compter les frais annexes (nourriture, soins, assurance pour animaux…), ce qui n’empêche pas les Chinois d’utiliser le service. Selon Sputnik Mi Jidong, président du conseil des directeurs de l’entreprise,

« La demande serait en constante augmentation. Sinogene Biotechnology ambitionne d’ailleurs de reproduire encore 500 chiens par an au cours des cinq années à venir ».

Il y a cependant un bémol. En effet, le matériel génétique de l’animal disparu permet de créer une copie avec des caractéristiques physiques absolument identiques, mais avec son propre caractère.

Sinogene travaillerait par conséquent sur un programme d’intelligence artificielle permettant d’enregistrer et de transférer la mémoire de l’animal original à son clone
.

Ce projet risque de faire bondir les groupes de défense des animaux qui s’insurgent contre le manque d’éthique de telles manipulations tandis que certains scientifiques y voient une solution pour sauver des espèces menacées de disparition.