Une première journée mondiale contre l’abandon des animaux de compagnie

Si la France est le premier pays européen en matière de possession d’animaux de compagnie, elle figure également parmi les champions concernant les abandons.

En effet, plus de 100 000 chats et chiens sont retrouvés seuls dans la nature chaque année. Ce phénomène explose notamment durant les vacances, la période estivale ainsi qu’en décembre.

Il semble que les chats soient davantage victimes d’abandon que les chiens. Seulement 11,3 % des félidés arrivant en fourrière retrouvent leur maître, contre 56,7 % pour les canidés. Néanmoins, la situation paraît s’améliorer, car pour le retour au foyer, une hausse de 6 % a été observée en 2016 par rapport à l’année précédente.


Quelques propositions pour combattre l’abandon des animaux de compagnie

La plateforme Solidarité Refuges a décidé de lancer la première journée mondiale contre l’abandon des animaux de compagnie le 29 juin prochain. Il s’agit d’une date symbolique, car dans la majorité des pays d’Europe du Nord, y compris la France, elle marque le départ en vacances d’été.

Cette journée est destinée à alerter l’opinion publique, à dénoncer un fléau dont sont victimes les animaux de compagnie et à mettre en place des actions. 13 propositions y sont associées. Elles recommandent par exemple :

  • la réalisation d’un recensement national et centralisé auprès de la totalité des fourrières, refuges et associations accueillant des animaux perdus ou abandonnés ; 
  • la considération de l’animal de compagnie dans le droit en tant que personnalité juridique non humaine ; 
  • l’obligation pour les organismes ou commerces de vente d’animaux de compagnie d’informer les acheteurs sur les sanctions encourues en cas d’abandon ou de maltraitance ; 
  • le renforcement des contrôles pour les sites d’annonces de dons et de ventes d’animaux de compagnie, y compris les réseaux sociaux ; 
  • la sensibilisation des enfants à l’empathie vis-à-vis des animaux dès la primaire ; 
  • la mise en œuvre d’un vaste programme de stérilisation des chats divagants au niveau national ; 
  • l’obligation pour les villes de soutenir les associations recueillant les animaux délaissés provenant des fourrières en leur allouant des subventions, etc.

À noter que les propositions exhortent également les internautes à fournir leur soutien.

Parcours d’un animal abandonné

Si de plus en plus de propriétaires se tournent vers l’assurance animaux de compagnie afin de garantir le bien-être de leur chat ou de leur chien, d’autres en revanche n’hésitent pas à l’abandonner. Lorsqu’un animal n’a pas été déposé dans un refuge par son maître, il est capturé sur la voie publique puis conduit à la fourrière.

Les agents essaient alors de retrouver son propriétaire. Si l’animal a été identifié et que ses coordonnées ont bien été mises à jour sur l’I-Cad (fichier national d'Identification des carnivores domestiques), il rejoindra son foyer au plus vite.


En revanche, lorsque les recherches n’ont abouti nulle part après le délai légal de 8 jours ouvrés, soit l’animal est transféré en association ou en refuge pour être adopté, soit il est euthanasié. La deuxième solution est souvent retenue pour des raisons majoritairement sanitaires.

Par ailleurs, c’est concernant l’euthanasie qu’une nette différence est observée entre les chats et les chiens. En effet, 4 chats sur 10 sont envoyés à un refuge ou une association. Les autres, soit 36 %, sont euthanasiés pour des raisons essentiellement sanitaires. Quant aux chiens, si 3 sur 10 sont transférés en refuge, moins d’un sur 10 (7 %) est euthanasié.

Dans les territoires d’outre-mer, la situation est pire. En effet, 90 % des chats errants arrivant en fourrière sont euthanasiés contre environ 60 % des chiens.