Le 2 juillet 2020, une pétition a été lancée pour réclamer l’organisation d’un RIP (référendum d'initiative partagée) contre la maltraitance des animaux en France. La démarche a été initiée par le journaliste Hugo Clément avec la navigatrice Marie Tabarly. Au 17 août dernier, plus de 500 000 signatures ont été recueillies. Cette dynamique se poursuivra-t-elle ?

Les souscripteurs d'assurance chat et chien ont certainement été nombreux parmi les signataires de la pétition lancée dans le cadre du projet de référendum pour les animaux. Le porte-parole de la Fondation Bardot, Christophe Marie, se réjouit du succès de l'initiative et a applaudi l'engagement des citoyens. En revanche, il regrette que les parlementaires tardent à manifester leur soutien en raison de la pression exercée par les lobbies.

D'après le fondateur de Free, Xavier Niel, qui appuie Hugo Clément, le plus grand défi consiste d'ailleurs à convaincre 185 députés ou sénateurs à adhérer à la cause. Par la suite, il suffira de formaliser le soutien des citoyens, indique l'homme d'affaires.


Fonctionnement du référendum d'initiative partagée

L'initiative d'Hugo Clément vise à soumettre au référendum une proposition de loi pour lutter contre la maltraitance des animaux. Encore faut-il que cette dernière soit appuyée par un cinquième des parlementaires au moins, soit 185 députés ou sénateurs. Il est aussi nécessaire qu'elle reçoive le soutien de 10 % du corps électoral français, soit 4,7 millions de personnes.

À l'instar de Xavier Niel, Hugo Clément considère qu'atteindre le nombre de membres du Parlement requis représente le principal combat. Il note :

On les laisse venir, on n'a pas de date butoir. D'ici septembre, on sera plus offensif, on ira les chercher un par un pour leur demander s'ils souhaitent ou non soutenir ce projet.

De son côté, la présidente de l'association de protection des animaux L214 se félicite que la pétition a continué de recevoir des signatures malgré l'été.

Quelles sont les mesures prévues par la proposition de loi ?

La proposition de loi portée par les défenseurs de la cause animale comporte 6 grandes mesures qui visent à interdire :

  • L'élevage intensif ;
  • L'élevage en cage ;
  • L'élevage d'animaux pour leur fourrure ;
  • La vénerie et la chasse traditionnelle ;
  • Les spectacles d'animaux sauvages ;
  • L'expérimentation animale en cas d'existence d'alternatives.

Pour l'heure, 129 parlementaires ont rejoint le projet de RIP pour les animaux. Par ailleurs, outre Xavier Niel, deux autres patrons français se sont engagés aux côtés d'Hugo Clément. Il s'agit de Jacques-Antoine Granjon, PDG de Veepee, et de Marc Simoncini, fondateur de Meetic. Ce dernier a confié à l'AFP :

On est à un demi-million. Il en faut 10 fois plus. Notre travail est de convaincre chaque inscrit de convaincre trois-quatre personnes autour de lui. On va se servir de nos réseaux de manière plus puissante. C'est le début d'un mouvement qui se met en marche et qui ira bien au-delà !