Dans l’Hexagone, 200 000 chiens et chats sont victimes d’abandon chaque année comme l’indique le député Loïc Dombreval. Pour lutter contre ce phénomène et la maltraitance d’animaux de compagnie en général, l’élu a élaboré 120 propositions qu’il a présentées au Premier ministre. L’une de ses recommandations consiste à passer un permis avant toute acquisition de chien ou de chat.

Les Français sont de plus en plus nombreux à souscrire une assurance animaux pour couvrir leur chat ou leur chien en cas de maladie ou d'accident. En même temps, le nombre d'abandons d'animaux domestiques demeure élevé dans l'Hexagone. C'est la raison pour laquelle Loïc Dombreval souhaite que les personnes qui projettent d'en acheter passent un test de connaissances.

Pour dissuader toute forme de maltraitance, le député suggère également de durcir les sanctions pénales applicables. Il a ainsi préconisé la mise en place d'une peine d'emprisonnement de 3 ans et d'une amende de 45 000 euros. Actuellement, les contrevenants risquent 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende.

Les adoptants doivent changer d'attitude

Le 23 juin dernier, Loïc Dombreval a remis le rapport comportant ses propositions pour lutter contre la maltraitance d'animaux au Premier ministre. Il se peut donc qu'à l'avenir, les Français qui souhaitent adopter un chien ou un chat doivent remplir un questionnaire à choix multiples.


S'il est gratuit, ce test présente toutefois des limites. En effet, au cas où les intéressés y échoueraient, ils peuvent le repasser jusqu'à le réussir. Le député des Alpes-Maritimes explique son intérêt :

Le but, c'est vraiment que les gens prennent conscience qu'ils ont à faire à un être vivant, pas à un bien de consommation.

Il faut dire que certains magasins spécialisés dans la vente d'animaux présentent effectivement ces derniers comme des produits de consommation. Cela suggère qu'ils peuvent être jetés lorsque leurs propriétaires le souhaitent. Ainsi, parmi les recommandations du parlementaire figure également l'interdiction de se procurer un chien ou un chat dans une animalerie.

Selon le représentant de la Fondation Brigitte Bardot, Christophe Marie, les adoptants devraient plutôt se tourner vers les refuges et les éleveurs pour trouver un animal de compagnie.

Des avis partagés

En Provence, nombre d'habitants n'adhèrent pas à l'idée d'effectuer un test avant de pouvoir adopter un animal de compagnie. Une retraitée qui réside à Saint-Savournin n'arrive tout simplement pas à concevoir qu'une telle étape soit nécessaire pour éviter les abandons, tellement son attachement envers les animaux est grand. Elle affirme :

Moi, les animaux, c'est ma vie et j'en prends soin comme des enfants.

Si chacun pensait comme cette senior, la recommandation de Loïc Dombreval n'aurait pas lieu d'être. Malheureusement, bien des gens oublient souvent qu'un animal exige de s'investir sur le plan affectif comme financier, et ce, pour plusieurs années. Une jeune femme de 25 ans souligne :

Les chiens, comme les chats, ne sont pas que des boules d'amour uniquement. Ce sont aussi des soucis, comme quand on veut un enfant. Il faut penser qu'il sera malade, qu'il aura son caractère. Donc, oui, prendre un animal, ça se réfléchit longtemps à l'avance.