Les propriétaires dépensent sans compter pour la santé de leur animal domestique

L’impact de la présence d’un animal domestique sur son propriétaire est un sujet qui a toujours intéressé les chercheurs. L’Institut de recherches sur les liens entre les animaux et l’humain (HABRI) aux États-Unis a ainsi financé une recherche qui permet de vérifier l’existence d’un tel rapport. Les chercheurs découvrent qu'avoir un animal domestique est source de bien-être. Cela favorise autant la santé physique que mentale.

En effet, posséder un animal de compagnie permet de réduire la tension artérielle, de combattre les maladies cardiovasculaires et les allergies (chez les enfants notamment) ou encore de gérer l’autisme. Les bienfaits obtenus amènent les propriétaires à s’impliquer davantage dans leurs soins.


Des soins les plus classiques aux plus spécialisés

De plus en plus de propriétaires dépensent sans compter pour les soins dédiés à leurs chats ou leurs chiens. D’ailleurs, aux États-Unis, ils ne se limitent plus aux soins vétérinaires classiques.

Les maîtres investissent désormais dans des soins spécialisés, destinés auparavant aux humains, tels que l’acupuncture ou l’hydrothérapie
, utilisée pour soulager les douleurs articulaires, ainsi que les soins dentaires, identiques à ceux des humains.

Rien que pour l’hydrothérapie, les propriétaires dépensent 89 dollars pour une séance qui dure une vingtaine de minutes. D’ailleurs, ce soin doit être précédé d’une séance de préparation pour les articulations, d’une dizaine de minutes, et qui coûte 65 dollars.

Les opérations orthopédiques ou la dialyse sont également pratiquées sur les chiens ou les chats. Si les premières coûtent entre 5 000 et 7 000 dollars, la seconde demande un investissement de 12 000 à 15 000 dollars.

Les spécialistes restent néanmoins prudents quant à l’utilisation de ces soins humains sur les animaux. Peu adapté à ses besoins, un régime sans céréales ou sans gluten par exemple peut entraîner la mort de l’animal, s’il ne s’agit pas d’un besoin lié à une allergie.

Face à l’évolution de l’application de soins humains chez les animaux, les autorités américaines ont réalisé une étude qui s’est portée sur le lien entre la multiplication des cas de cardiomyopathie chez les chiens et le développement d’une nouvelle formule de croquettes.


Du bien-être pour l’animal et son propriétaire

Pour l’heure, les propriétaires ne comptent pas se contenter de donner des récompenses matérielles à leurs chats ou leurs chiens. Les frais ne semblent d’ailleurs pas les freiner. En effet, pour des soins aussi particuliers, il est possible que l’assurance animaux ne propose plus aucun remboursement.

Cette attention accordée aux animaux domestiques s’observe notamment chez les Millennials (17 à 35 ans), qui représentent le groupe de propriétaires le plus important à investir dans leur bien-être. Nombre d’entre eux les considèrent en effet comme faisant partie intégrante de leur famille.

Et ce, grâce aux gestes d’affection que leur animal témoigne à leur égard. Dans certains cas, les propriétaires n’ayant pas d’enfant préfèrent investir leur argent dans les soins accordés à leurs animaux domestiques.

Il s’agit d’un comportement observé depuis peu. Les propriétaires actuels sont notamment moins réticents qu’avant à dépenser pour leurs chats ou leurs chiens. Ceci peut s’expliquer par la nouvelle configuration de la famille. En effet, dans bien des cas, les couples adoptent d’abord un chien avant d’avoir leur premier enfant.

Le chien, qui intègre tôt la famille, obtient donc toute l’affection de celle-ci. Ainsi, plus ils découvrent des soins dédiés à leur animal, plus les propriétaires sont amenés à dépenser davantage. Le phénomène prend rapidement une dimension fulgurante dans un pays où 67,7 % des ménages, soit 84,9 millions, possèdent un animal domestique.