Ces derniers mois, les banques ont resserré encore plus leurs conditions d’octroi des prêts. Ce qui a pour effet de compliquer davantage l’accès au crédit, en particulier pour les jeunes dont la capacité d’endettement est généralement plus faible que celle des autres profils. Devant de constat, il est avisé d’explorer différentes approches pour maximiser ses chances de décrocher un emprunt immobilier, notamment en faisant la concurrence grâce à la délégation d’assurance.

Jeunes emprunteurs : jouer sur l’assurance de prêt pour optimiser les chances d’obtenir un crédit

Une capacité d'emprunt réduite, en particulier pour les jeunes

La hausse continue des taux d'intérêt a un impact direct sur le pouvoir d'achat immobilier des emprunteurs. Avec un budget équivalent, ils se voient contraints de renoncer à plusieurs mètres carrés pour pouvoir concrétiser leurs projets. Les banques, de leur côté, accordent moins de crédits, ce qui entraîne une baisse du nombre de demandes.

Les primo-accédants, souvent des jeunes, sont les plus touchés par cette situation. La remontée des taux engendre un surcoût problématique pour les trentenaires, dont le budget est déjà limité. Et pour ne rien arranger, les banques exigent un apport personnel d'environ 10 % du montant emprunté. Tous ces éléments font que la durée de remboursement des crédits s'allonge, approchant ainsi la limite de 25 à 27 ans imposée par la loi.


Dans ce contexte, les établissements bancaires sont de plus en plus attentifs à la capacité d'épargne de l'emprunteur. Or, les jeunes acheteurs en début de carrière ont souvent du mal à constituer des économies significatives, ce qui reste un obstacle à l'obtention du prêt.

La situation géopolitique actuelle, marquée par une inflation inédite depuis 1985, entraîne un durcissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne, et par conséquent, une hausse des taux d'intérêt.

Jeunes emprunteurs : comment maximiser ses chances d'obtenir un crédit ?

Pour maximiser leurs chances de décrocher un prêt, les jeunes emprunteurs peuvent actionner plusieurs leviers.

Tout d'abord, il est indispensable de se constituer un bon historique de crédit en remboursant ses dettes à temps et en évitant tout retard de paiement. Idéalement, il est recommandé de solder tous les emprunts en cours avant d'entamer une nouvelle demande de prêt immobilier. Cela augmente le «reste à vivre» et, par conséquent, la capacité d'emprunt.

Emprunter à plusieurs reste également une piste envisageable. La présence d'un co-emprunteur, qu'il s'agisse d'un parent ou d'un proche, a l'avantage de rassurer la banque quant à la capacité de l'emprunteur à rembourser son crédit.

Une autre stratégie efficace pour réduire les mensualités consiste à faire jouer la concurrence grâce à la délégation d'assurance. En général, les banques exigent la souscription d'une assurance de prêt pour se protéger contre les risques associés à l'emprunt. Cette assurance est souvent proposée sous forme d'assurance de groupe par la banque prêteuse et peut représenter jusqu'à 30 % du coût total du prêt.


Grâce à la Loi Lemoine de 2019, l'emprunteur a désormais le droit de résilier son contrat à tout moment, sans frais ni pénalités. Il est libre de souscrire l'offre la plus compétitive du marché, à condition que celle-ci présente des garanties équivalentes à celles proposées par l'assurance bancaire.

A retenir
  • Dans un contexte de hausse continue des taux de crédit, les jeunes emprunteurs se heurtent à plusieurs difficultés pour accéder à la propriété.
  • Parmi ces obstacles figure le resserrement des conditions d'octroi de prêts.
  • Pour maximiser leurs chances de décrocher un prêt, les jeunes emprunteurs peuvent envisager des solutions, telles que le recours à un co-emprunteur ou la mise en concurrence des contrats d'assurance de prêt grâce à la délégation.