Le variant indien du covid-19 a été classé comme « préoccupant » par l’Organisation mondiale de la santé. Il serait 50 % plus transmissible que le variant britannique selon les scientifiques du Royaume-Uni, où cette mutation est déjà largement répandue. Pour éviter une explosion des cas positifs à cette mutation en France, le gouvernement a imposé un protocole sanitaire strict.

Alors que le variant britannique du covid-19 était déjà réputé comme plus contagieux, il semblerait que la mutation indienne du coronavirus le soit encore plus. L'arrivée de ce variant indien sur le vieux continent inquiète les autorités sanitaires alors que la majorité des pays européens ont entamé leur déconfinement. Cette mutation est déjà largement répandue au Royaume-Uni et des enseignes de mutuelle santé ont confirmé sa présence dans l'Hexagone. Ce variant indien menace le déconfinement progressif amorcé en France, c'est pourquoi le gouvernement impose un isolement obligatoire à toutes les personnes arrivant d'outre-Manche.

Les autorités sanitaires françaises sont d'autant plus préoccupées à cause du manque de données sur l'efficacité des vaccins utilisés actuellement contre cette mutation indienne du covid-19.


Un protocole sanitaire strict imposé aux passagers provenant du Royaume-Uni

La situation épidémiologique tend à s'améliorer en France, mais le variant indien pourrait entrainer une nouvelle vague de contaminations. Pour l'heure, 77 personnes ont été testées positives à cette mutation. Elles résident dans 9 régions différentes.

Le nombre de cas pourrait d'ailleurs sensiblement augmenter, compte tenu du fait que les vols britanniques sont de nouveau autorisés à entrer sur le territoire français. 10 000 personnes débarquent quotidiennement dans l'Hexagone en provenance du Royaume-Uni. Selon les analystes, sur ces milliers de passagers, au moins l'un d'entre eux est porteur du variant indien. Ce à quoi, le gouvernement a décidé d'imposer un protocole sanitaire strict aux personnes en provenance d'outre-Manche.

Dans les détails, les passagers débarquant du royaume britannique doivent passer un test PCR dans les 2 à 3 jours précédant leur vol. Puis, le jour du départ, ils doivent se soumettre à un test antigénique. À leur arrivée en France, ils sont mis en isolement pendant une semaine et doivent passer deux tests PCR le troisième et le septième jour. Si au cours de cette procédure, un passager est testé positif au variant indien, une mesure de traçage des cas contacts est déployée.


Les premières données suggèrent l'efficacité des vaccins contre le variant indien

Si 77 personnes seulement ont contracté le variant indien en France, au Royaume-Uni, cette mutation est déjà largement répandue. La faute à la capacité de transmission de ce variant. D'après les scientifiques britanniques, cette mutation indienne serait 50 % plus transmissible que leur variant local.

Par ailleurs, selon « The Guardian », le nombre de cas positif au covid indien a explosé à hauteur de 160 % de l'autre côté de la Manche, la semaine dernière. Les cas recensés proviennent essentiellement du nord-ouest du pays. Les autorités sanitaires britanniques notent que les jeunes sont les plus touchés, du fait notamment qu'ils sont moins vaccinés.

D'ailleurs, concernant les vaccins, les experts indiquent que le variant indien serait vulnérable contre les injections AstraZeneca et Pfizer. Ils rajoutent cependant qu'ils ne disposent pas encore de données suffisantes pour statuer clairement là-dessus, mais les premiers résultats semblent suggérer l'efficacité des doses vaccinales.

Les vaccins Pfizer seraient particulièrement efficaces, après l'injection des deux doses, contre la contamination au variant indien. Mais les données à la disposition des scientifiques britanniques actuellement ne permettent pas encore de suggérer l'efficacité des vaccins contre le développement d'une forme critique de cette mutation.