Récemment, la HAS (Haute autorité de santé) a rappelé que les femmes enceintes pouvaient commencer ou continuer à pratiquer un sport. Les activités physiques sont même conseillées par de nombreux professionnels de santé pour éviter les complications et limiter les désagréments liés à la grossesse. Il faut toutefois faire attention aux sports choisis et prendre quelques précautions.

Les bienfaits du sport pour la santé ne sont plus à prouver. D’ailleurs, les médecins ne cessent d’encourager le grand public à pratiquer régulièrement des activités physiques pour éviter différentes maladies. Toutefois, les femmes enceintes ont souvent des appréhensions vis-à-vis du sport. Elles craignent notamment les fausses couches, les accouchements prématurés, etc.

Comme le soulignent les spécialistes, la grossesse n’est pas une maladie. De ce fait, rien ne devrait empêcher une femme enceinte de faire du sport, sauf contre-indication de la part du médecin. Les exercices lui permettront d’améliorer sa santé physique et psychologique jusqu’à l’accouchement. Néanmoins, les pratiques intensives et les sports violents sont à proscrire.


Évaluation de sa situation auprès d’un médecin

Dès le début de la grossesse, il est impératif de demander l’avis de son médecin traitant avant d’entamer ou de poursuivre toute activité physique.

Cette étape permettra de savoir si le sport n’est pas contre-indiqué dans son cas. Il est généralement déconseillé pour les grossesses gémellaires ou à risque.

Une grossesse est notamment considérée comme étant à risque en cas de placenta mal placé, d’anémie ou de maladie cardiovasculaire. Par ailleurs, même si le médecin a donné son accord.

La patiente doit se montrer vigilante et consulter un professionnel de santé dès le moindre signe « anormal » après ses séances de sport.

Les douleurs, les saignements et les contractions font notamment partie des symptômes qui doivent alerter immédiatement la femme enceinte pratiquant des activités physiques. Selon la situation, le médecin peut conseiller de réduire la fréquence des séances ou d’arrêter totalement le sport.

D’autres part, il faut savoir choisir une activité correspondant à son état. Comme le souligne le Dr Sophie Carpentier, médecin du sport et membre du SNMS (Syndicat national des médecins du sport) :

« Forcément, il faut supprimer tous les sports à risque de traumatismes. »

Autrement dit, la grossesse exclut d’emblée les sports de combat (boxe, karaté, etc.) et les activités pouvant provoquer une chute (roller, ski, escalade, etc.). De même, les sports collectifs sont déconseillés pour limiter les risques de choc. La plongée est également proscrite, car elle peut entraîner des fausses couches et des malformations.


Enfin, les exercices obligeant à s’allonger sur le dos sont à bannir à partir du quatrième mois. En effet, cette position risque d’appuyer sur la veine cave et de provoquer une insuffisance veineuse.

Des bienfaits sur tous les plans

Sur un comparateur mutuelle, l’ensemble des pratiques prises en charge durant la grossesse et l’accouchement peut réellement faire la différence pour une personne anticipant d’éventuelles complications. L’assurée peut aussi prendre des précautions supplémentaires en pratiquant régulièrement des activités physiques pour limiter les risques, développer son endurance et améliorer son état de santé global.

En dehors des sports de contact ou extrêmes, les femmes enceintes peuvent a priori pratiquer une grande variété d’activités. Les spécialistes conseillent généralement des sports d’endurance comme le yoga, la natation, la marche rapide, etc. Ils peuvent même être pratiqués jusqu’au terme de la grossesse.

Les médecins du sport recommandent également le vélo d’appartement et la gymnastique. L’équitation, en revanche, est généralement déconseillée sauf pour les cavalières chevronnées. Même ces dernières devront arrêter dès le cinquième mois.

Par ailleurs, la femme enceinte doit adapter sa manière de pratiquer un sport avec son nouveau corps.

Ce principe vaut, qu’il s’agisse de commencer ou de continuer une activité physique durant la grossesse. Les exercices doivent être moins fréquents (trois séances par semaine) et moins intensifs (30 à 40 minutes par séance maximum).


Comme l’explique le Dr Carpentier :

« Il faut que la personne puisse continuer à parler pendant l’exercice sinon, cela veut dire que son rythme cardiaque est trop élevé et qu’il faut ralentir. »

En respectant les bonnes pratiques en la matière, le sport durant la grossesse permet notamment de limiter l’anxiété, le stress et la prise de poids de la mère. Par ailleurs, il réduit les douleurs abdominales et lombaires ainsi que les risques de dépression post-partum et de diabète gestationnel. La gravité de cet excès de glycémie peut même être atténuée par les activités physiques.