Depuis le 1er juillet 2019, les pères dont le bébé a été admis dans une unité de soins intensifs ont droit à 30 jours de congé paternité en plus afin de pouvoir s’occuper de leur enfant. Jusqu’alors, ce dispositif ne s’appliquait qu’aux salariés du privé. Toutefois, il sera étendu au personnel de la fonction publique à compter de l’automne prochain. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le gouvernement dans un communiqué récent.

Alignement entre le privé et le public

Dans le secteur privé, les travailleurs dont l'enfant est hospitalisé à la naissance ont droit à un congé de paternité supplémentaire de 30 jours depuis le 1er juillet 2019. Cette mesure sera étendue à la fonction publique à partir de l'automne prochain.

Ainsi, 30 jours calendaires en plus viendront s'ajouter au congé de paternité traditionnel qui peut durer 11 jours ou 18 jours en cas de naissance multiple.

On peut lire dans le communiqué que

3 868 pères du privé ont tiré profit de cet allongement au cours de la première année de son application.

La mise en œuvre de cette mesure est prévue par une ordonnance sur laquelle les organisations syndicales seront prochainement sollicitées pour en discuter.


Pour rappel, les dépenses liées à l'hospitalisation sont prises en charge par la mutuelle santé.

Qui peut en bénéficier ?

Cet étirement de la durée du congé est accessible au père fonctionnaire ou au conjoint/mari de la mère ou à la personne liée par un pacte civil de solidarité avec la mère pendant la période d'hospitalisation.

Les modalités d'indemnisation de ce congé supplémentaire sont similaires à celles du congé de paternité existant. Le bénéficiaire pourra donc prétendre au paiement quasi-intégral de son salaire.

Une étape cruciale dans la vie de famille

Depuis son entrée en vigueur l'an dernier dans le secteur privé, le dispositif a permis de constater l'importance de la place des papas dans ces moments difficiles.

Un rapport de l'inspection générale des affaires sociales en 2018 avait déjà mis en évidence la période délicate à laquelle font face les parents d'enfants hospitalisés à leur naissance.

C'est ce même rapport qui préconisait d'étirer la durée du congé de paternité de 7 à 14 jours comme c'est le cas dans d'autres pays européens.

Selon le communiqué,

Le gouvernement prend en compte ces recommandations pour pouvoir mettre en pratique le projet des 1 000 premiers jours de la vie de l'enfant.