Après de nombreuses années de recherche et de résultats décevants, le laboratoire américain Biogen est enfin parvenu à mettre au point une molécule capable de soulager significativement les symptômes chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Des avancées positives qui suscitent l’espoir chez les patients.

Des résultats prometteurs

En mars 2019, les résultats des essais menés sur 2 000 patients n’étaient pas concluants contrairement aux attentes, obligeant le laboratoire à renoncer au traitement.

Cependant, de nouvelles données qui n’avaient pas pu être analysées avant l’interruption des recherches ont conduit à des conclusions encourageantes.

En effet, contrairement à celles qui prenaient un placebo, les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en phase initiale et qui ont obtenu de fortes doses ont ressenti une diminution des symptômes.

Un ralentissement du déclin fonctionnel

Le neurologue Bruno Dubois, chef du service des maladies cognitives et comportementales à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, se félicite de cette nouvelle au micro de France Inter.


Il explique que

« C’est la première fois depuis le début des recherches qu’une amélioration est constatée au niveau des capacités cognitives et des fonctions telles que la mémoire, l’orientation spatiale et le langage ».
« Il existe une évolution majeure (de l’ordre de 40 %) concernant l’autonomie des personnes souffrant de cette maladie »

Ajoute-t-il.

Agissant sur les lésions cérébrales, le traitement retarde le déclin fonctionnel, ce qui facilite grandement le quotidien des patients.

Pour Bruno Dubois,

« Ces énormes progrès constituent une bonne base pour espérer un avenir meilleur pour les patients qui espèrent toujours un médicament efficace pour lutter contre cette maladie ».

Bientôt une demande d’autorisation de mise sur le marché

Au regard de ces résultats probants, le laboratoire Biogen projette de demander une autorisation de commercialisation aux États-Unis et en Europe en début d’année prochaine.

Toutefois, cette démarche nécessite un certain nombre de validations avant une éventuelle mise sur le marché.

Donc, le médicament devra encore attendre l’aval de l’autorité américaine des médicaments.

Pour rappel, dans le système de santé français, tous les traitements de la maladie d’Alzheimer sont pris en charge par l’Assurance maladie et la mutuelle santé.