Depuis le 10 janvier, les salariés qui continuent à travailler en présentiel peuvent s’auto-prescrire un arrêt maladie en ligne dans deux cas : s’ils présentent eux-mêmes les symptômes du Covid-19 ou s’ils sont un cas contact d’une personne contaminée. L’objectif de la simplification de la procédure est d’alléger les cabinets médicaux et d’endiguer la propagation du virus.

Le principe de l'arrêt maladie immédiat auto-prescrit

Les autorités sanitaires cherchent à limiter les contaminations au coronavirus grâce à une efficacité accrue. Pour cela, elles ont mis en place le concept d'arrêt maladie immédiat qui vise à isoler sans délai les individus qui ressentent des signes de la pathologie ou qui sont en contact avec des malades avérés sans avis médical.

Concrètement, s'ils se retrouvent dans l'une ou l'autre situation, il leur suffit de se rendre sur le site de la caisse d'Assurance Maladie pour se mettre en arrêt maladie pour sept jours. Ils n'ont donc plus besoin de se rendre chez leur médecin traitant, ce qui évite d'engorger les cabinets médicaux, submergés par les prises de rendez-vous de patients potentiellement contaminés.


En revanche, la délivrance du document par les plateformes Ameli et MSA ne dispense pas le malade de se soumettre à un test antigénique ou PCR dans un délai de deux jours après la déclaration en ligne. En toute logique, les travailleurs qui travaillent en temps normal depuis leur domicile ou qui ont la possibilité d'adopter ce mode d'organisation ne peuvent bénéficier du dispositif, lequel restera fonctionnel jusqu'au 31 mars 2021.

Versement immédiat des droits

Si le test confirme la positivité au Covid-19, où dès l'apparition des symptômes en attendant les résultats, les indemnités journalières et le complément employeur sont versés aux salariés qui s'inscrivent sur le site de la CPAM, couvrant 99 % du salaire net.

Les ministères de la Santé et du Travail précisent que

La suppression de tout délai de carence ou condition d'ouverture du droit vise à encourager les potentiels malades à se placer d'eux-mêmes en confinement chez elles.

En effet, par crainte d'une perte de revenus pour les jours d'absence non rémunérés, certains salariés suspects risquent de continuer à se rendre au bureau, mettant tous leurs collègues en danger.

Pendant sa convalescence, un agent de l'Assurance Maladie fournit au malade un accompagnement téléphonique à raison de 2 à 3 appels sur la période. En outre, à partir du 20 février 2021, un infirmier pourra le cas échéant se déplacer au domicile du malade pour une visite.