Depuis le 10 janvier 2021, les travailleurs présentant des symptômes du coronavirus peuvent se mettre en arrêt sans l’avis d’un médecin. Cette mesure, mise en place pour limiter les contaminations en milieu de travail, se révèle être efficace selon les responsables : 3 000 arrêts de travail automatiques ont été enregistrés par jour (contre 30 000 en moyenne avant l’avènement de la pandémie).

Les travailleurs peuvent alors obtenir un arrêt dérogatoire en recourant à ce téléservice. La durée de l'arrêt maladie est en moyenne de 2 jours, et d'après les résultats, un tiers des personnes ayant utilisé ce dispositif ont effectivement été positives au Covid-19.

Les travailleurs testés positifs sont isolés pendant 7 jours

Les travailleurs testés positifs sont isolés pendant 7 jours à compter de l'apparition des premiers symptômes et indemnisés par l'Assurance maladie. En revanche, ceux dont les tests étaient négatifs reprennent le chemin du travail le lendemain même.

Jusqu'ici, les dérives sont quasi-inexistantes, car seules 2 % des déclarations ont été jugées non conformes : les personnes ne présentent aucun symptôme ou bien elles n'ont pas effectué des tests.


Trois semaines après le lancement de ce dispositif, les responsables constatent une certaine réussite avec 3 000 arrêts automatiques par jour. Et d'après les chiffres enregistrés, la part de salariés privés qui y recourent s'élève à 68 %, contre 16 % pour les agents des fonctions publiques et 6 % pour les professionnels de la santé.

Comme l'indemnisation est indexée sur la diligence à laquelle les tests sont effectués, 93 % des résultats sont communiqués en moins de 24 heures.

100 contrôles par jour

Afin d'éviter les abus, les caisses d'assurance santé effectuent 100 contrôles par jour. Les responsables n'ont pu découvrir jusqu'ici qu'un petit nombre de demandes d'arrêt automatique qui ne répondent pas aux critères exigés (2 % des dossiers).

Afin d'encourager les personnes testées positives à s'isoler, une autre mesure a également été mise en place : une visite à domicile d'infirmiers libéraux, lesquels se chargent de conseiller les patients et de dépister leur entourage.

Toutefois, cet accompagnement ne profite encore qu'à un nombre limité de personnes : seulement 10 % des patients consentent à être visités par ces professionnels de santé.