Fortes disparités entre les départements

Entre 2017 et 2018, les dépenses liées au versement des indemnités journalières en France ont enregistré une hausse de 5,5 %, soit plus de 10 milliards d’euros en plus. Pour la CPAM, il est donc essentiel de les réduire.

Quoi qu’il en soit, sur l’ensemble de l’Occitanie, le nombre de jours d’arrêt de travail prescrits dans l’Hérault est en recul (- 0,6 %), contrairement à d’autres départements comme l’Aude, le Tarn et les Pyrénées-Orientales, la tendance est à la hausse. Cette augmentation porte préjudice aussi bien aux Caisses d’Assurance maladie, mais également aux organismes d’assurance santé complémentaire et aux entreprises.


Des mesures ont été mises en œuvre, à tous les niveaux

À Lunel, un agent de la CPAM a contrôlé un millier de patients entre octobre et novembre 2018, les visites à domicile ont été programmées.

D’après un responsable de la gestion du risque à l'Assurance maladie d'Occitanie,

50 % des patients ont manqué à l’appel, raison pour laquelle un cinquième d’entre eux a été pénalisé par une suspension des indemnités.

Par ailleurs, afin de mieux suivre l’octroi des arrêts maladie, un médecin de la CPAM accompagne les médecins et leur fournit des fiches repères avec le nombre de jours indiqué pour chaque cas.

En effet, des différences flagrantes existent sur la durée des arrêts prescrits, pour une pathologie similaire.

Des discussions sur les chiffres des arrêts de travail, les pathologies concernées et les difficultés lors de leurs missions ont aussi été entamées pour guider les praticiens.

La Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT), également affiliée à l'Assurance maladie, se soucie pour sa part de l’intérêt des entreprises.

Elle s’est ainsi penchée sur le cas de celles où la fréquence des accidents de travail est la plus élevée. L’idée est d’identifier les circonstances de ces incidents et de prévenir les risques.