Les dépenses du régime général d’assurance maladie ont bondi de +6,5 % l’année dernière. Sur fond de crise liée à la pandémie de Covid-19, le montant de la facture a surtout été gonflé par le remboursement des tests PCR. En ce qui concerne les soins de ville, les dépenses ont légèrement fléchi, du fait du recours massif aux téléconsultations.

Une décision lourde de conséquences

Au plus fort de la propagation du coronavirus qui a conduit au premier confinement au mois de mars 2020, les tests PCR étaient devenus des outils indispensables et grandement utilisés pour détecter le plus rapidement possible une éventuelle contamination au coronavirus.

Cet usage accru des tests PCR a poussé le gouvernement français à les rendre totalement gratuits pour les particuliers, ou plus exactement à les inclure dans la zone de couverture de l'assurance maladie et à les rendre intégralement remboursables.

Cette décision est lourde de conséquences en termes de coûts pour l'assurance maladie puisqu'elle a fait bondir le volume de dépense liée à la biologie médicale de +45,7 % par rapport à 2019.


En ce qui concerne les soins de ville, dans un contexte de confinement – déconfinement – reconfinement, leur coût pour l'assurance maladie a évolué en dents de scie. Mais sur l'ensemble de l'année, une progression de +3,6 % a été enregistrée. À titre d'information, la hausse constatée l'année précédente était de +2,8 %.

Les indemnités journalières ont significativement entamé les caisses

Le confinement a donné lieu au chômage partiel ou total. Pour éviter que les personnes concernées ne se retrouvent rapidement dans la rue, des indemnités journalières leur ont été versées. Là encore, ces aides étaient à la charge de l'assurance maladie.

Sur ce poste de dépenses, la progression est beaucoup plus spectaculaire que pour les soins de ville, avec un montant de facture qui a bondi de +25 %. Avant la crise, les indemnités journalières augmentaient en moyenne de +4,9 % d'une année à l'autre.

Les montants versés ont connu un pic aux mois de mars et avril, et ont trouvé un semblant de normalité lors du déconfinement puis sont repartis de plus belle lors de la seconde vague de contamination.