Le 30 juillet 2021, les syndicats des corps médicaux libéraux et l’Assurance maladie ont réussi à trouver un accord. Ces derniers recevront donc 800 millions d’euros de subvention, soit 251 millions d’euros de plus que l’aide initialement prévue. La somme servira à considérer les besoins des professionnels de santé libéraux dans cette situation pandémique.

Pour la plupart des professionnels de santé, cet investissement demeure insuffisant. Ainsi, le Syndicat des médecins libéraux (SML) a par exemple refusé de signer l'accord préparé avec l'Assurance maladie. Il avance que l'enveloppe s'avère trop faible. À ce sujet, l'organisation a chiffré à 2 milliards d'euros la somme qui devrait être injectée chaque année. Un montant largement au-dessus de la subvention finalement attribuée.

Néanmoins, cette opposition ne freine pas la mise en œuvre de la convention. Celle-ci a reçu les trois sur dix des voix nécessaires à son approbation, trois syndicats ayant donné leur agrément. Il s'agit d'Avenir Spé-Le Bloc, CSMF et MG France.


Prendre en charge plus efficacement les patients dépendants

Des groupements qui rassemblent à eux seuls légèrement plus de six médecins spécialistes sur dix et 54 % des généralistes. De leur décision, l'on peut tirer une certaine satisfaction à l'égard de cet avenant à la Convention médicale. De son côté, Thomas Fatôme, directeur de la CNAM (Caisse nationale d'assurance maladie), va jusqu'à évoquer :

Un investissement très significatif.

À noter en effet que les 549 millions d'euros suggérés au départ se révèlent bien moindres face au montant final de l'investissement. Parmi les décisions prises, 165 millions d'euros seront alloués aux praticiens généralistes. Cette enveloppe contribuera notamment à augmenter de deux fois la rétribution du corps médical pour les consultations au logement des individus âgés. Par conséquent, une visite coûtera désormais 70 euros contre 35 euros auparavant. La limite des 3 visites par patient par an est aussi portée à 4. Des évolutions qui affecteront les établissements de mutuelle santé, qui prendront en charge les frais.

D'après les explications fournies, cette hausse de tarif permettra aux médecins de s'occuper efficacement des malades ayant perdu une certaine autonomie. Une catégorie de patients qui ne cesse de se développer chaque jour.

Aider les spécialistes à faible rémunération

S'agissant des spécialistes, ils se verront aussi octroyer 165 millions d'euros. 50 % de ce fonds sera consacré à l'appui des praticiens à faible revenu à l'instar des endocrinologues, pédiatres, gynécologues et psychiatres. Par ailleurs, une somme sera aussi destinée aux médecins spécialisés en tension.


L'autre moitié de l'enveloppe sera dédiée à l'amélioration de la rémunération des spécialistes en cas d'avis ponctuel de consultant (APC). Pour information, il s'agit d'un avis présenté après une orientation du malade par le médecin traitant.

En outre, 300 millions d'euros seront également destinés à l'utilisation du numérique en santé et 150 millions d'euros pour les soins non planifiés. En somme, l'accord s'est finalement matérialisé le 30 juillet dernier après plusieurs reports. Concernant son but, il consiste à mieux prendre en considération les besoins du corps médical libéral en cette période de pandémie. Il en est de même pour les assurés.