Des méthodes illégales

Selon les divers témoignages de personnes « flouées », la pratique semble bien rodée : des personnes mal intentionnées les appellent pour leur vendre de nouveaux contrats d’assurance santé ou de complémentaires santé.

Ces démarcheurs mettent tout en œuvre pour « endormir » la méfiance de leurs victimes. Et si malgré leur insistance les clients ciblés déclinent l’offre, ils insistent par tous les moyens pour se procurer les données personnelles (nom, adresse, relevé d’identité bancaire…) et les intégrer au contrat qu’ils proposent.

Au final, les victimes se retrouvent souvent avec un contrat sans savoir exactement à quel moment ils l’ont signé.


Obtenir l’accord du client par tous les moyens

Les méthodes utilisées par les arnaqueurs sont plus que douteuses. Souvent, ils envoient par SMS un code aux personnes visées.

Si ces dernières renvoient le code, le contrat est validé puisque sa réexpédition fait office de signature électronique.

D’ailleurs, Olivier Gayraud, juriste de l’association de consommateurs CLCV, confirme que

« La validation d’un contrat ne passe pas forcément par une signature manuscrite ».

Parfois, des démarcheurs peu scrupuleux ont recours à l’utilisation illégale de fichiers clients pour obtenir des informations confidentielles, comme les données bancaires non communiquées par les personnes arnaquées. Ils se servent ensuite des coordonnées reçues pour élaborer des contrats frauduleux.

Méfiance avant tout

La prudence est donc de mise en ce qui concerne les appels téléphoniques frauduleux. Il est important d’avoir à l’esprit qu’un véritable professionnel a un devoir de conseil et d’information. Il précisera toujours le nom de l’organisme pour lequel il travaille.

Si un démarcheur appelle pour présenter un produit ou un service de manière empressée, le premier réflexe sera de lui demander le nom de la compagnie qu’il représente.

En cas de doute, il est préférable de prendre du recul ou de raccrocher, de bloquer le numéro et, si nécessaire, de contacter les autorités.

Il est possible pour les personnes qui ont signé (en connaissance de cause ou pas) de se rétracter dans les quatorze jours à partir de la réception des documents contractuels. Les consommateurs abusés peuvent aussi réclamer un remboursement.