Depuis plusieurs années, les universités américaines comptent de moins en moins d’étudiants étrangers. Cette situation est liée à l’instauration de nouvelles mesures qui limitent les visas étudiants. En même temps, les États-Unis se font concurrencer par d’autres pays. Avec la crise sanitaire, le recul du nombre d’inscrits internationaux dans les établissements d’enseignement supérieur outre-Atlantique s’aggrave.

Depuis que la pandémie de Covid-19 sévit, les étudiants sont appelés à veiller davantage sur leur santé. L'automédication est notamment contre-indiquée durant cette période exceptionnelle. En France, ils peuvent solliciter le régime général de la Sécurité sociale pour rembourser leurs frais de santé. S'ils souscrivent en plus une mutuelle étudiante, leur couverture sera plus efficace.

Les conséquences de la crise sanitaire sur la vie des étudiants ne se limitent pas au plan sanitaire. En effet, les politiques et les contraintes y afférentes ont empêché des milliers d'entre eux de suivre des cours dans des universités américaines cette année. Il reste à savoir si cette situation est vouée à perdurer.


Plusieurs facteurs favorisent la baisse de la fréquentation des universités américaines par les étudiants internationaux

En marge des problèmes provoqués par le coronavirus, la diminution du nombre d'universitaires internationaux aux États-Unis est imputable à une conviction grandissante. Concrètement, le territoire paraît désormais moins accueillant à cause des mesures mises en place par le président sortant pour restreindre l'immigration.

Il faut pourtant savoir que les frais de scolarité des étudiants étrangers sont souvent plus importants et atteignent des millions de dollars. La chute brutale des inscriptions se répercutera ainsi inévitablement sur les budgets des établissements d'enseignement supérieur américains. Par exemple, l'Université de l'Illinois évalue à 26 millions de dollars ses pertes pour ce semestre.

Les employeurs dans le pays sont aussi menacés par le phénomène. Le doyen du Centre international de l'Université de Floride, Leonardo Villalon, n'a pas manqué de souligner la dépendance des entreprises de haute technologie américaines aux étrangers qui se forment aux États-Unis. Plusieurs administrateurs d'université fondent ainsi leurs espoirs dans l'annulation de certaines mesures relatives à l'immigration promise par le nouveau président.

Enfin, il est indéniable que les États-Unis offrent de nombreuses opportunités aux étudiants. Toutefois, leurs universités sont confrontées à une rude concurrence avec d'autres pays comme le Canada et l'Australie. La Chine, qui procède à d'énormes investissements dans ses collèges, n'est pas en reste.


La crise sanitaire a créé encore plus d'obstacles

Durant l'automne 2020, les étudiants internationaux nouvellement inscrits dans une université implantée aux États-Unis ont baissé de 43 %. C'est ce qu'indique un sondage réalisé auprès de plus de 700 établissements. Il s'agit du recul le plus important jamais constaté par l'Institut d'éducation internationale. La régression s'établit à 16 % en tenant compte à la fois des inscriptions des nouveaux étudiants et des anciens.

Plusieurs grandes universités américaines ont accusé d'importantes pertes. Tous cycles confondus, le nombre d'étudiants étrangers s'est notamment replié de :

  • 20 % au sein de la Michigan State University ;
  • 17 % à l'Université du Texas ;
  • 15 % pour l'Ohio State University, l'Arizona State University et l'Université du Minnesota.

Les administrateurs d'université sont conscients que la crise sanitaire a créé de nombreuses épreuves pour les étudiants. Certains ont connu des difficultés financières en raison de la suppression de leur emploi. D'autres craignaient d'être contraints de rentrer chez eux si leur établissement ne dispensait que des cours en ligne. Il y a également les étudiants qui n'ont pas pu demander un visa en raison de la fermeture des consulats américains. Ceux qui n'ont pas pu se rendre jusqu'aux États-Unis à cause des restrictions de déplacements et des annulations de vols figurent également au tableau. Enfin, des jeunes ont tout simplement décidé de ne pas quitter leur pays, car ils ignoraient ce qui les attendait une fois sur place.