Augmentation des cotisations des complémentaires santé pour les étudiants

Des changements pour la rentrée 2019

Conformément à la réforme relative à l’assurance santé en vigueur depuis début septembre 2019, les mutuelles étudiantes, comme la Smerep ou la LMDE, ne seront plus en charge de la couverture santé obligatoire des jeunes qui font des études supérieures.

Ainsi, avec la suppression de la sécurité sociale, les étudiants seront désormais affiliés soit au régime général, soit aux régimes spéciaux de leurs parents. La transition ne nécessite aucune démarche à faire pour ceux qui sont rattachés à une sécurité sociale étudiante. Et en guise de cotisation, les étudiants s’acquitteront d’une contribution sociale étudiante et campus de 91 euros.


Une progression de +2,5 %

Désormais donc, les mutuelles étudiantes ne proposeront que des complémentaires santé. Si certaines ont cessé d’exister, d’autres se sont rapprochées à l’instar de l’organisme Heyme, né de la fusion entre la Smerep et la Mutuelle des étudiants de Provence (Mep).

L’idée est de pouvoir rembourser en partie ou dans l’intégralité les dépenses de santé des étudiants non couvertes par le régime obligatoire.

Comme les étudiants doivent faire face à beaucoup de frais courants et ponctuels, bon nombre d’entre eux doivent composer avec des budgets restreints. La hausse de +2,5 % des tarifs des complémentaires santé n’arrangera point leur situation financière.

En effet, près d’un étudiant sur cinq vit en situation de précarité et 23 % des étudiants avouent se heurter à des difficultés financières.

Près de la moitié de ceux-ci sont contraints de travailler pour financer leurs études. Dans ce contexte, le plus à craindre est la baisse du niveau de couverture dans la mesure où la plupart des étudiants renoncent à s’assurer et donc à avoir accès aux soins.

Des aides gouvernementales

Pour aider les étudiants et favoriser l’accès aux études, Frédérique Vidal, la ministre en charge de l'enseignement supérieur, a octroyé 46 millions d'euros supplémentaires aux étudiants boursiers.

Toutefois, certaines mesures, comme la fin de l’APL annoncée en 2017, pénalisent les plus démunis.