Grâce à un décret récent, les préfets peuvent désormais étendre le port obligatoire du masque jusque dans les rues. Certaines municipalités ont déjà émis des arrêtés similaires en juillet dernier. D’autres villes ont rejoint le mouvement depuis l’apparition d’une légère reprise de l’épidémie. Par ailleurs, l’exécutif incite les citoyens à faire des efforts pour éviter une seconde vague épidémique.

Après une brève période d'accalmie, l'épidémie de Covid-19 tend à reprendre légèrement en France. Cette situation inquiète particulièrement les principaux acteurs dans le milieu hospitalier et dans le secteur de l'assurance santé. Les spécialistes évoquent même la possibilité d'une seconde vague vers octobre ou novembre, à l'issue du ralentissement de la propagation du virus durant l'été.

Pour éviter toute recrudescence en cette période post-confinement, les autorités prennent des dispositions. Après avoir imposé le port du masque dans les espaces clos, les pouvoirs publics ont permis d'élargir cette obligation à d'autres endroits. Certaines plages sont également fermées la nuit. Enfin, les tests sont renforcés à l'échelle nationale.


Des cas contacts en baisse

Selon Santé publique France, un porteur du SARS-CoV-2 réalise un test en moyenne dans les 4,6 jours après les premiers symptômes de la maladie. Durant ce laps de temps, les risques de transmission du virus sont importants, surtout en cas de négligence des gestes barrières. Ce délai tend par ailleurs à croître depuis début juillet 2020. Pourtant, comme l'a rappelé l'agence nationale :

La réduction des délais de prise en charge est l'un des enjeux du suivi du dépistage. Seuls des délais courts permettent de briser les chaînes de transmission.

D'autre part, un sujet testé positif était associé à 4,1 cas contacts en moyenne courant juillet. Les chiffres en la matière ont sensiblement baissé durant les deux dernières semaines du mois. Les autorités sanitaires y voient le reflet de l'application et de l'efficacité des mesures sanitaires recommandées. Cela dit, le niveau reste élevé par rapport aux 3,6 cas contacts par individu positif constatés en mai dernier.

Une nette amélioration du rythme de dépistage

En dépit des circonstances, les professionnels de santé saluent les efforts fournis par les pouvoirs publics, notamment dans la multiplication du nombre de dépistages. Lors de son point d'information hebdomadaire, Santé publique France a annoncé la réalisation de 439 000 tests entre le 20 et le 26 juillet 2020. Ce chiffre se traduit par une proportion de 677 individus dépistés sur 100 000 personnes.

À titre de comparaison, la France recensait 100 000 tests par semaine au plus fort de l'épidémie fin mars. Actuellement, jusqu'à 500 000 dépistages hebdomadaires sont réalisés selon le ministère de la Santé. Il faut savoir que ce dernier a permis de rembourser les tests sans ordonnance pour encourager la population à se faire dépister.

Selon les observateurs, la France devance désormais l'Allemagne dans ce domaine. Ce pays teste en effet près de 500 000 patients par semaine. Toutefois, le nombre d'habitants sur son territoire est 20 % plus élevé par rapport à celui de l'Hexagone.