Une recrudescence du nombre de patients COVID nécessitant des soins hospitaliers est constatée depuis le mois de juillet en France. Des statistiques inquiétantes ayant incité les autorités sanitaires, appuyées par le gouvernement, à déployer les grands moyens du moins pour freiner les contaminations. Des mesures restrictives, dont plusieurs opposants qualifient pourtant d’anti-liberté.

Renforcement de la campagne vaccinale, extension du pass sanitaire… Les mesures mises en place par les pouvoirs publics français, dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, visent principalement à casser la tendance haussière du nombre de cas positifs attisée par la présence du variant Delta dans le pays.

Ces initiatives ne sont forcément pas vues de bon œil par l'ensemble de la population, ce qui explique les rassemblements successifs de plus de 200 000 personnes ces derniers week-ends. Pour autant, il faut reconnaitre que les indicateurs épidémiologiques sont loin d'être rassurants. Ne serait-ce que de considérer le nombre de patients COVID hospitalisés qui se rapproche des 10 000.


Aucun doute, détenir une couverture supplémentaire est de rigueur en cette période quoiqu'effectuer un comparatif mutuelle santé avant de s'y souscrire est bien plus sage.

De l'extension du pass sanitaire au renforcement de la campagne vaccinale

Depuis le 9 août 2021, le pass sanitaire a été étendu, concernant désormais les restaurants, le transport en train, les Ehpad et les hôpitaux, au grand dam de nombreux citoyens. Ces derniers – plus de 200 000 à chaque rassemblement — ayant, depuis plusieurs samedis consécutifs, manifesté leur mécontentement pour ce qu'ils qualifient être une mesure allant à l'encontre de leur liberté.

À noter toutefois que quelques assouplissements ont été envisagés par le ministre de la Santé Olivier Véran afin de permettre à la population d'adopter plus facilement le dispositif. Aussi, a-t-il déclaré auprès du Parisien diffusé dimanche 8 août :

Un dépistage négatif sera valide 72 heures et non plus 48 heures pour les non-vaccinés […] Il sera possible d'effectuer des autotests supervisés par un professionnel de santé, en plus des tests antigéniques et PCR. Eux aussi seront valables 72 heures.

Il faut savoir que la campagne de vaccination continue à battre son plein dans l'Hexagone, avec aux dernières nouvelles 66,4% ayant reçu au moins leur première injection (44 739 322 personnes) et 55,2% étant complètement vaccinés (37 231 075 individus), selon les chiffres de la Direction générale de la Santé. L'administration d'une troisième injection pour les immunodéprimés pourrait même être envisagée, à en croire le conseil gouvernemental de défense sanitaire du mercredi 11 août.


Des chiffres loin d'être rassurants

Toutes ces mesures ont été mises en place afin de contrer les attaques de la pandémie qui semblent avoir repris depuis le mois de juillet dernier. Il n'est plus à redire, en effet, que les statistiques inquiètent tant la population que les autorités de santé :

  • 21 172 nouveaux cas en 24 h au 15 août 2021, contre 20 450 au 8 août, portant le nombre cumulé de positifs au Coronavirus à 6 471 035 ;
  • Un taux de positivité de 3% contre 4,2% une semaine plus tôt ;
  • 9 798 patients COVID recensés dans les hôpitaux, dont 1 852 admis en réanimation — 150 et 15 de plus en 24 h – contre respectivement 8 685 (+25% par rapport à il y a trois semaines) et 1 556 ;
  • 112 637 morts des suites de la maladie (+44 en 24 h) contre 112 250 (+30) il y a 7 jours.

La quatrième vague de Covid-19 frappe de plein fouet la France, notamment dans le Sud ainsi que dans les départements d'outre-mer, tels que la Guadeloupe et la Martinique. Pour éviter la saturation des hôpitaux, 30 professionnels de santé des Hauts-de-France y ont été mobilisés pour deux semaines – composés de 22 soignants et de 8 médecins.