Le point d’indice de la fonction publique ne fera pas l’objet d’un rehaussement. C’est la décision de la rue Grenelle, mardi 6 juillet dernier. Les requêtes des syndicats n’auront pas été pour autant vaines, car les agents de catégorie C verront une hausse de leur traitement dès le début de l’année prochaine.

Alors que le quinquennat de la présidence Macron touche presque à sa fin, sa dernière année ne devrait pas être vaine. C'est ce que veut prouver les membres du gouvernement, notamment le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques en ouvrant la conférence sur les perspectives salariales.

Plusieurs mesures vont être prises, ce dans le but d'améliorer les conditions de vie des fonctionnaires. En premier lieu, commencera à être prise en charge la complémentaire santé, si auparavant les agents du secteur public devaient faire un comparatif mutuelle pour trouver la couverture maladie la moins chère, outre celle offerte par la Sécu. Mais le plus marquant sera les nombreuses revalorisations en faveur des salariés de catégorie C.


Une refonte en faveur de tous les agents

Ayant commencé le 6 juillet 2021, la conférence sur les perspectives salariales de la fonction publique ne devrait prendre fin qu'en février 2022. Au menu : la refonte des catégories A, B, C sera regardée de près. Une initiative amorcée par les syndicats, et que la ministre Amélie de Montchalin serait prête à concéder.

Certes, elle a balayé l'idée de réviser à la hausse le point d'indice de la fonction publique pour l'année prochaine, mais elle avait ses raisons. Il s'avère que cela reviendrait cher à l'État alors que ne changera pas grand-chose au pouvoir d'achat des bénéficiaires. La mesure coûtera, en effet, deux milliards d'euros pour 1% d'augmentation alors que la répercussion sera, par exemple, de 14 euros nets mensuels seulement pour les employés de la catégorie C.

En revanche, l'État prendra en charge dès l'année prochaine la complémentaire santé de tous les agents publics. D'abord, à hauteur de 15 euros, les bénéficiaires verront leurs frais de mutuelle financés à 50% dès 2024 – pour les agents de l'État – et deux ans après au plus tard pour le reste. Il ne faut pas non plus oublier :

  • La rémunération intégrale des agents en passe d'évoluer leur carrière pendant toute la durée de leur scolarité et de leur préparation au concours ;
  • La prime de 500 euros accordée aux maîtres d'apprentissage, sur la base de volontariat ;
  • L'application du principe « à travail égal, salaire égal » qui aura comme issue une convergence des différents régimes indemnitaires, dont bénéficieront bon nombre d'agents administratifs de la gent féminine.

Les impacts se feront sentir dès 2022 pour les agents de catégorie C

Si tous les agents du secteur public sont concernés par les mesures mentionnées par la ministre Amélie de Montchalin, les impacts se feront plus sentir pour ceux de la catégorie C. À savoir, l'on recense 1,2 million d'agents de cette catégorie dans la fonction publique d'État, hospitalière et territoriale.


En effet, rien que pour la revalorisation de leur salaire, ils bénéficieront jusqu'à 85 euros par mois dès janvier prochain. Leur pouvoir d'achat augmentera donc jusqu'à 100 euros, en considérant aussi le montant accordé à leur complémentaire santé. En plus, l'ancienneté sera passible de bonification dès l'an prochain.

Outre cela, l'État va également considérer les 381 000 employés se trouvant actuellement dans une situation de forte précarité, leur grille salariale étant en dessous du SMIC. Désormais, leurs traitements seront rehaussés au niveau du SMIC, au minimum. Qui plus est, les agents des catégories C et B, ayant jusqu'ici peu de perspective d'évolution salariale, auront l'opportunité de gravir des échelons grâce aux 10 000 promotions de grade qui leur seront dorénavant accessibles.