Le diabète semble s’être amoindri pour la première fois en vingt ans en France alors que le nombre des cas diagnostiqués avant 2010 était des plus alarmant. Une baisse qui, toutefois, doit être prise avec du recul puisque des efforts sont à poursuivre pour maintenir la tendance. Et il convient aussi de préciser que le recensement total est plus élevé aujourd’hui qu’il y a neuf ans.

Le diabète, qui peut enclencher nombre de pathologies aussi graves que mortelles, ne se guérit pas. L’on peut toutefois le traiter et le contrôler pour que le patient puisse profiter d’une vie normale et s’en épanouir. À savoir, c’est une maladie qui est tributaire du régime alimentaire et du mode de vie des individus.

Cela explique d’ailleurs les résultats de l’enquête menée par Santé Publique France, révélée lors du récent congrès de l’Association européenne pour l’étude du diabète, qui ont annoncé un recul du nombre de nouveaux cas entre 2010 et 2017.

Une tendance fort prometteuse qui mérite d’être conservée. D’autant plus que la baisse de l’incidence n’atténue en rien les taux de prévalence de ce trouble métabolique.


Un 2017 encourageant

Le 18 septembre dernier a eu lieu le colloque annuel de l’Association européenne pour l’étude du diabète pendant laquelle ont été annoncés les résultats d’une récente opération, dénombrant les nouveaux cas de diabète diagnostiqués entre 2010 et 2017 dans toute la France.

Il s’avère que l’incidence de la maladie a affiché une légère régression au fil des années pour aboutir à des nombres de 9,7 hommes sur 1 000 et 6,2 femmes sur 1 000, âgés d’au moins 45 ans, en 2017 contre respectivement 11 et 6,2 individus diabétiques sept ans auparavant.

De quoi refiler un brin d’optimisme aux scientifiques et observateurs en quête continuelle de moyens de restreindre la propagation de la maladie, comme le titre de l’étude l’indique d’ailleurs : « Une étincelle d’espoir pour le contrôle de l’épidémie du diabète ».

Il se trouve en effet que la hausse du nombre de cas du type 2 a toujours était un sujet d’inquiétude pour les analystes bien que cette pathologie soit prise en charge par les complémentaires santé. Encore faut-il recourir à un comparateur mutuelle pour profiter des meilleures conditions. Mais l’accélération de la maladie est des plus logique, si l’on observe le mode de vie de la masse qui tend à la sédentarité ainsi qu’à la mauvaise alimentation qui suscite les surcharges pondérales. Sans oublier la population actuellement vieillissante.


Quoi qu’il en soit, l’on observe ces derniers temps un regain de conscience, se soldant à une amélioration de la nutrition et à des pratiques plus assidues d’activités physiques. Comme le confirme un spécialiste en endocrinologie de l’université de Grenoble, Serge Halimi.

Une maladie pour le moins imprédictible

Le professeur se montre néanmoins circonspect en dépit des résultats prometteurs. D’après lui :

« Cette inversion de tendance est encourageante, mais il faut qu’elle se confirme dans les années à venir, souligne-t-il en rappelant combien ».

En effet, compte tenu de son caractère multifactoriel, le diabète peut se développer de manière très imprévisible. À savoir, qualifié comme étant une maladie non insulinodépendante, la quasi-totalité des patients (90%) souffre d’une hyperglycémie se caractérisant par une augmentation anormale et chronique du taux de sucre dans leur sang. Et les conséquences sont des plus désastreuses :

  • Cholestérol élevé ; 
  • Perte de vue ; 
  • Accidents vasculaires cérébraux ; 
  • Maladies cardiaques.

D’autant plus que les taux de prévalence suscitent la prudence. Il s’avère que le nombre de diabétiques est en continuelle progression en France. Il est même davantage que ce qui a été constaté en 2010. De fait, les Français de plus de 45 ans atteints du diabète de type 2 sont estimés à 3,1 millions en 2017, soit un taux de 11,5% et 7,9% hommes et femmes contre respectivement 12,1% et 8,4% sept années auparavant.

D’un autre côté, ces chiffres détiennent une explication plus engageante puisqu’ils révèlent une plus longue espérance de vie pour les patients grâce à l’optimisation de leurs traitements.